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| Les images cerclées de bleu sont les runs non montés des personnages concernés. Envoyez vos fleurs et chocolats à la rédaction. |
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Au départ, même si le plaisir de voir la saison de skate repartir après quelques mois d'interruption était bien présent, je pensais que le Championnat de France n'allait pas être super excitant. C'est vrai quoi, les contest de skate, ils commencent à se ressembler tous. Et puis quand t'as vu Lausanne et le Bowlrider, tu peux te permettre de faire le blasé. Mais bon, ça commençait bien quand même avec le train à la cool et un beau soleil à l'arrivée. Un sandwich au thon et un passage au skateshop pour savoir quel bus prendre pour le skatepark. Non, je ne vais pas vous faire mon carnet de route, pas d'inquiétude. Pour ça aussi je suis blasé. Autant tailler dans le vif direct.
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Arrivée au park à 17h le vendredi, à peine passé la porte que Jean-Philippe Trouillier enchaîne 3.6 flip et parfait flip front sur le tremplin, en retombant 3 mètres plus loin. Finalement, ça s'annonce pas mal. Et ça s'est confirmé au fil de la soirée. Le team Lyrics s'échauffe sur le gros plan incliné, Morgan Fabvre, Jean-Phi Trouillier, Guillaume Kanouffi et Sergio Cadare représentent le sud en nollie 3.6 flip, flip front, heelflip et compagnie. Plus tard, c'est Charles Collet, toujours aussi débonnaire qui s'essaiera sur le rail. La session s'est d'ailleurs déplacée au rail central avec Ben Aurélien qui vient tester ses lip, Georges Agonkouin, Christophe Sampaïo, Lionel Aube et Marley Laufensweiler qui va finir par se faire mal s'il continue ses nose grind to lipslide. Ah attention, y a Marc Haziza qui veut du scalp, il est à gauche, à droite, derrière, au dessus. Bon, il est 22h, l'heure d'aller manger un truc. La suite ne vous intéresse que moyennement, ça ne parle pas de skate, c'est une histoire de cocktail à la loutardemem à la Boucherie de Nantes. Sautez ce paragraphe si vous êtes venus uniquement pour le skate.
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Ceux qui y étaient comprendront, pour les autres, c'est pas gagné. C'est de la culture générale, attention : Comme il y existe un dialecte particulier au Rap (le verlan) ou aux marseillais (‘té) ou encore aux toulousains (‘cong), il y a aussi un dialecte dans le monde des bouchers et il n'est pas moins compliqué. Globalement : pour dire un mot, on remplace la première lettre (si c'est une consonne) par un L et on remet la première lettre du mot avec un « em » à la fin du mot. Ça donne par exemple « loutardemem » pour « moutarde » ou alors « langemem » pour « manger », ou en encore « lodomisem » pour... Il y a aussi des variantes pour les mots qui commencent par des voyelles mais j'ai pas tout compris : Il faut ajouter « much » à la fin des mots ou alors « oque » comme dans « loufoque », ça vient des bouchers, « loufoque ». C'est ouf, non ? Est-ce qu'on dialecte nous les smithgrindertofakieboarders ?
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Passons au samedi, c'est un peu linéaire comme récit mais les idées ne viennent pas toutes seules. 150 inscrits, c'est du délire au niveau organisation. Des runs uniques pour les jeunes, une minute seulement, interdit de dépasser. 4 catégories, 2500 spectateurs chiffre officiel sur le week-end, ça s'enchaîne comme à l'usine. Heureusement que c'est Pouchtouf qui est au micro pour animer un peu parce que sinon, ça aurait été un peu monotone. Alors évidemment, ça grogne un peu coté riders, parce que c'est pas en une minute qu'on a le temps de prouver quoique ce soit, la critique habituelle. Chez les plus jeunes, c'est une autre condition. Le skate change, les moins de 16 ans ne se prennent pas la tête, ils ont intégré le format « contest » dans leur style de skate. Et ils passent plus de temps à s'amuser sur leur planche qu'à déblatérer sur le comment-doit-être-le-skate. Enfin, quand on voit comment c'est la bagarre pour avoir 30 seconde de training, il y a de quoi stresser, aussi. Avec une température 2 degrés en dessous de celle du dehors, entamer un run à froid...Moyen.
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Dès le début, un constat s'impose, et même les plus vieux l'acceptent modestement : les gamins sont plus forts que les + de 18 ans, il y a seulement une différence de hauteur. Gautier Rouger est impressionnant, bs bluntslide, flip back, 3.6 flips... Heinrick Peccatus progresse à une vitesse incroyable, le gamin de St Denis est vraiment doué. Willy Simon fait un run correct en qualif, mais c'est le dimanche qu'il va soulever la foule. Un run vraiment parfait lui donne la victoire haut la main. Par contre, il n'est pas filmé, donc si quelqu'un lit ça et a filmé son run, prenez contact avec la rédaction, ça nous ferait plaisir de le diffuser. La mascotte du contest était sans aucun doute ce petit gamin de 5/7 ans, avec ses dreads et son père comme manager. Le bout de chou fait mieux du skate que moi du vélo à son âge ! Ça, c'était les grosses impressions pour les moins de 16.
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Pour les 16-18, c'est pareil, certains font 1m50 et tapent des trucs que je ne ferais jamais de ma vie. Dany Hamard en première ligne, une victoire moins éclatante qu'au Teenage Tour ici même l'année dernière, avec un run fort similaire. Un nollie 360 big spin en plus pour la finale. 1ère place logique au vu de son aisance sur le park. Grégoire Putz, régulier et stylé prend une 2ème place bien méritée, surtout après son sex change sur le rail carré. Le clochard de Montpellier Alexis Greusard a fait halluciner avec ses flips depuis le gros module. Jonathan Tissier était volontaire, surtout le dimanche, une belle 7ème place le sanctionne. Avec un peu de réussite, le podium, voire même la 1ère place aurait pu être chapardée par Sébastien Housset de Perpignan. Le gars arrive à Nantes à 5h du mat', ne dort pas, ne mange pas et rentre, sans avoir essayé le park un énorme flip au dessus de la grosse table. Il rate quelques tricks et replaque quasiment un flip back sur cette même table. Le tout avec un style incroyablement fluide, à la Bastien. Il rentre d'autres tricks de malade dans la 2ème vidéo du contest.
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En + de 18 ans, pas de suspense pour la première place. Marc Haziza gagne le contest et c'est totalement justifié. Il exploite tout le park, à grande vitesse et sans jamais s'arrêter de skater, ce qui n'est pas le cas des autres concurrents, qui connaissent leur line et qui descendent de la board pour se replacer. Philippe Amar se fait une fois de plus souffler la victoire alors qu'il a l'étoffe pour gagner, il ne lui manque qu'un poil d'originalité, puisque au niveau style, c'est bon. La pyramide en masta nollie, mec ! Grosse surprise de la part de Raphaël Brunis : grosse progression pour le jeune biarrot. Il se consolera de sa 3ème place avec le best tricks : switch tail front sur le gros ledge ! Il faut un pop de malade et une sacrée maîtrise pour le descendre ce ledge. La foule est en feu. Autre surprise, c'est la 4ème place du lyonnais Thibault Hetroit. Je n'ai pas vu le run donc je ne vais pas raconter n'importe quoi, désolé Thibault, tu as quand même ce switch 180 fakie nose grind de show guy dans la vidéo. Georges assure et imprime son nom dans le classement avec ce magnifique nollie lipslide sur le rail carré. Moises Wilhelm débute mal le week-end mais se rattrape avec flip front sur la pyramide, hardflip (ou flip front vertical ?) sur le plan incliné. Un dernier mot pour rendre hommage à Ben Aurélien et son style d'enfoiré, franchement, avec un flip ou deux dans ton run, si j'étais juge, je te faisais gagner, cowboy. Il est trop beau.
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Pour les filles, rien vu pour cause de déjeuner, faut bien bouffer à un moment ou à un autre. Pour la rampe, il y avait vraiment trop de monde, juste le temps de voir un Mc Twist de Joris Brichet et Seb Daurel travailler la rampe au corps, comme s'il avait arrêté de fumer. Ah ben c'est le cas, c'est peut-être pour ça, alors.
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La vidéo est dispo en haut à droite de l'article. Une seconde vidéo viendra dans 2 semaines avec une sélection des meilleurs tricks des trainings. Georges Agonkouin, Seb Housset, Seb Abes, Guillaume Kanouffi, Jean-Phi Troussier, Heinrick Peccatus, Greg Marley, Willy Simon... So stay tuned comme on dit sur MTV.
Sinon, c'est très possible qu'il y ait des erreurs dans les noms, ou du moins des oublis. Le cas échéant, que les concernés se manifestent, on fera les modifications. D'ailleurs, on peut commencer en notant que dans la vidéo, le fifty-fifty n'est pas de Jeremy Grousset, mais de Jeremy Plisson, du moins je crois.
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En street :
Catégorie filles : 1ère : CHARNEAU Emmanuelle (Essart) 2ème : ESSERTEL Claire (St Etienne) 3ème : KENFECH Sonia (Toulouse)
Catégorie - de 16 ans garçons : 1er : SIMON Willy (Salon de Provence) 2ème : GARCIA Paul-Marie (Montpellier) 3ème : PECCATUS Heinrich (St Denis) 4ème : ROUGER Gautier (Arcachon) 5ème : DE LABOULAYE Benjamin 6ème : BECHET Julien 7ème : CABARET David 8ème : GRUND Paul 9ème : GROUSSET Jérémy 10ème : CHADOURNE Benjamin
Catégorie 16 - 18 ans garçons : 1er : HAMARD Dany (Vitré) 2ème : PUTZ Grégoire (Boulogne) 3ème : GREUSARD Alexis (Montpellier) 4ème : GURLIAT Jean-Baptiste (Nantes) 5ème : DAVEAU Emmanuel (Nantes) 6ème : INNE Nils 7ème : TISSIER Jonathan (Nantes) 8ème : HOUSSET Sébastien 9ème : LAUFERSWEILER Grégory 10ème : CADARE Sergio
Catégorie 18 ans et + garçons : 1er : HAZIZA Marc (Sucy en Brie) 2ème : AMAR Philippe (St Cyr Lecole) 3ème : BRUNIS Raphaël (Biarritz) 4ème : HETROIT Thibault (Lyon) 5ème : AGONKOUIN Georges (Nice) 6ème : WILHELM Moises 7ème : CHERIF Akim 8ème : AURELIEN Ben 9ème : FANOUILLET Steve 10ème : FABVRE Morgan
En rampe :
Toutes catégories confondues : 1er : BRICHET Joris (Annecy) 2ème : DAUREL Sébastien (Bordeaux) 3ème : GUILLORY Stephen (Nantes) 4ème : HAZIZA Marc (Paris) 5ème : DARROUX Arnaud (Lyon) 6ème : CHALLET Guillaume
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Pif
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| La vidéo se trouve en haut à droite. |
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