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| 19/03/2004
Serial Kicker
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Tout a commencé il y a un peu plus de deux ans. De nombreux riders pyrénéens lassés de passer au second plan, décident de se prendre en main et de faire valoir leurs droits afin de profiter pleinement des atouts de leur massif. |
Ainsi apparaissent de nombreuses initiatives telles que la vidéo ski & snowboard Pyrenium, le Rendez-vous des Etoiles au Pic du Midi de Bigorre, et plus récemment, le Serial Kicker.
La station de Gourette dans les Pyrénées-Atlantiques se veut être une station mettant en avant le grand ski. Le freestyle n'est donc pas une culture locale. Malgré cela, l'asso Freedom For Pyrénées a pour volonté d'y organiser un event mettant en avant le freestyle, ainsi que le massif pyrénéen. C'est ainsi que naît le Serial Kicker.
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Le F4P Gang qui regroupe des riders de la vallée d'Ossau s'est donc lancé dans l'organisation d'un des rares events freestyle se déroulant en backcountry. Le spot choisi se situe sur le haut du domaine de Gourette, au pied de l'emblématique Pic de Gers. La richesse du relief fait qu'il ne reste plus qu'à y tailler de kickers et y poser quelques rails.
Sur le site, on trouve un énorme kick. La prise d'élan est taillée à flanc de montagne et le kicker débouche sur une combe. Sur la droite, une énorme congère de 50 m de long, sur la gauche, une cascade de glace. Après ce kicker de 20/30 m, les shapers ont installé un rail plat en step-up sur une wind lip, et deux autres C-rails sur le flanc d'une montagne. La partie basse du parcours comprend un kick en step-up et un big air, la réception des deux se faisant sur un dôme naturel. Pour finir, le slopestyle se termine par un enchaînement de 4 rails (plat descente, montée plat descente, kink et plat).
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Malheureusement, le vendredi, alors que tout est prêt pour accueillir dignement les riders invités, la pluie se met à tomber, et la météo ne laisse rien présager de bon...
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Dans la nuit, des riders arrivent d'un peu partout, entre autres le team Magic'n Motion, et des riders du team Rossignol pour représenter les Alpes. Mais le lendemain matin, le constat est déplorable : il pleut des cordes et le vent souffle fort, il est préférable de redescendre en attendant de meilleures conditions. En début d'après-midi, le ciel commence enfin à se dégager, la pluie cesse et les nuages laissent même apparaître le soleil. Il n'y a plus un instant à perdre, il faut monter !
Les riders sont surmotivés, ils ont envie de découvrir le park que Laurent et Jean Mi leur ont préparés... Une fois en haut, le temps est à peu près clément, mais la pluie a provoqué de nombreuses coulées. Par mesure de sécurité, seule une partie des handrails est ouverte (nous sommes en zone hors piste et le guide de haute montagne présent déconseille fortement l'ouverture du haut du domaine).
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Malgré cela, les riders ne sont pas découragés et commencent à se lancer sur les rails. Jean Mi se jette de toutes ses forces sur le rail kinké pour motiver les troupes, et parvient à le passer en gapant le premier plat-descente. Après une bonne session et l'arrivée de la nuit, certains riders ne sont toujours pas rassasiés. Nous avons tout juste le temps de redescendre qu'il faut déjà aller préparer un autre hand-rail, en ville cette fois ci ! Les riders du team Split-Europe arrivés dans l'après-midi (avec Dimitri Charrière, Philippe Amar, Charli Alonzoou encore Niko Roullet) se joignent à la troupe pour aller rider ce spot. Il fait près de 40m de long et est en légère pente. La première partie est en virage, puis le rail redevient rectiligne. Encore chauds de leur session de l'après-midi, les riders tentent d'attaquer la partie en courbe. Après quelques tentatives et pas mal de boites, c'est Jean Mi Gouadain qui parvient presque à le prendre jusqu'au bout.
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Le dimanche matin est toujours aussi laborieux. Il faut se réveiller, se rappeler pourquoi il faut se réveiller, essayer de se lever, enfiler la première jambe....bref, à 11h, tout le monde est en haut. Cette fois encore, seul le bas du parcours est praticable. L'échauffement est lancé et petit à petit, les riders commencent à se jeter. La session est rendue difficile par la présence du vent, heureusement, le parcours du contest en est partiellement protégé. Le contest se déroule sans trop de difficulté. Les runs s'enchaînent et assurent le spectacle. Malgré des conditions qui se dégradent, le temps passe très vite et la plupart des riders n'en peuvent plus. Ils redescendent en station pour se réchauffer. D'autres profitent du fait de se retrouver seuls pour faire quelques images.
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Il est 6 heures, tout le monde est réuni devant l'école de ski pour connaître les résultats. Les pros présents sont remerciés et repartent avec sous le bras, une caisse du fameux breuvage basque qui leur fait encore mal à la tête. Chez les amateurs, ce sont deux locaux : Nico Roullet en snow, et Yann Hardy en ski qui prennent le dessus. Personne ne sera parvenu à les défier chez eux. Après quelques derniers échanges autour d'un verre, les riders se dispersent petit à petit. Pour certains, la route sera longue avant d'arriver chez eux, mais c'est promis, ils seront là pour la prochaine édition. Pour info, le 29 février tombe vraiment bien cette année, puisqu'il nous a déposé un bon mètre. Tant pis pour les contests, et tant mieux pour les riders des Pyrénées.
Texte : Matthieu Haist / F4Pgang Photos : Fabrice Lebigot, Rastapopulos, Patrick
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VIDEOS Chronic Serial Kicker : Ça bouge dans les Pyrénées. Le Serial Kicker est un nouveau contest disputé en back-country, plus précisément sur le domaine de Gourette.
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