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| 13/10/2006
Photographe: Stef Candé
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Femmes, je vous aime. Le ski, mais pas seulement. Il y a le ski, le VTT, le BMX, le skate mais aussi la mode et quelques jolies pépés. Petite galerie et entretien avec Stef Candé, l’un des plus talentueux photographes européens. Morceaux choisis. |
Nom : Stef Candé Age : 39 Adresse : 84240 La Tour d'Aigues Site web : www.stefcande.com
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Agoride : Qu'est-ce qui t'a donné envie d'exercer ce métier ?
Stéf Candé : Après mes études de géologie, je suis tombé assez gravement malade. Et quand je m'en suis sorti, il était hors de question, encore plus qu'avant, de me retrouver dans un rythme métro boulot dodo. Lors d'une journée d'escalade dans le sud de la France, chez moi, j'ai rencontré un pote photographe, Philippe Poulet. Ce qu'il faisait m'a plu, il est pertinent dans tous les domaines, et je l'ai suivi en tant qu'assistant. Une excellente école, et pas réductrice à un seul type de photo.
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A : Selon toi, qu'est-ce qui est important pour faire un bon photographe ? SC : Etre curieux, de ce qu'on veut photographier, comme de ce que font les autres, dans tous les domaines : autres sports, comme le skateboard bien sur, extrêmement novateur en icono, mais aussi les pointures de la photo de mode, les grands photographes d'agence, aussi bien dans leur travail perso que dans leurs commandes. Il est essentiel de connaître au moins un aperçu de ce qu'est la photographie et ses acteurs en cette époque où plein de jeunes photographes arrivent directement sur des boitiers numériques, sans avoir connu matériellement ce qu'était une vraie ekta, un beau tirage, un effet photographique. A delà de l'aspect purement technique, essentiel, il faut aussi bien connaître l'activité que l'on shoote si on se destine à une photo sportive. Il y a des règles de cadrage à globalement respecter, genre essayer d'avoir dans la même vue le kicker et le landing, la trace derrière le rider, etc... Cela dit, certains explosent avec talents toutes ces convenances, et sortent des images incroyables. Mais pour se passer de ces références, c'est qu'ils les connaissaient, en tant qu'artiste ou rider, voire les deux.
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A : Quel est le rider avec qui tu préfères travailler ? SC : J'ai touché trop de domaines pour dire que j'ai un rider avec qui je préfère travailler. Il y en a qui me connaisse en tant que photographe d'escalade, d'autres qui pensent que je shoote essentiellement sur la neige, d'autres qui me croient photographe de VTT, et certains imaginent que je passe mon temps sur des plages tropicales entouré de modèles à peine vêtus... Mais dans chacune de ces périodes, effectivement, j'ai eu un groupe d'athlètes avec qui j'ai travaillé plus spécialement. Question d'affinité, ou simplement le côté pratique, ou alors parce que je travaille pour une marque et que je suis ses riders plus particulièrement, il y a pleins de raisons à cela.
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A : Ton meilleur souvenir de photographe ? SC : J'en ai beaucoup trop pour n'en voir qu'un maintenant, mais à une époque je bossais en tant que photo editor pour un magazine de surf, et j'ai fait un trip au Sri Lanka avec des potes, sur une des vagues du Sud Est de l'île. Le trip roots, on vit dans des cases, c'est plus ou moins la guerre, mais les locaux sont sympas. On se lève avec le soleil pour la première session de surf, puis petit dèj. dans la paillote devant le spot. Et ensuite trois ou quatre heures de photos dans l'eau avant le retour des pêcheurs avec le vent on-shore. Une période dont je me souviens avec nostalgie car je surfais encore beaucoup, et j'y alliais mon boulot de photographe. Un bon moment.
A : Argentique ou numérique ? SC : Depuis bientôt quatre ans, exclusivement numérique. A condition d'avoir bouffé de l'argentique avant, c'est une arme exceptionnelle. On maitrise sa chaîne graphique, et les parutions ne sont plus soumises à un photograveur à côté de ses pompes le jour où il scanne vos diapos ! Et puis on dispose toujours de ses images, fabuleux pour leur distribution, plus de risques de pertes, etc... Enfin, avec quelques connaissances et un peu de matériel, on a enfin accès à des effets qui étaient réservés à ceux ayant les moyens de se payer un super labo pour des tirages de qualité, souvent parisiens, longs à obtenir, loins, et très chers.
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