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Prénom : David
Nom : Benedek
Age : 24
Nationalité : allemande
Ville : Munich
Favourite spot : Zugspitze
Sponsors : Salomon, Anon
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Agoride : Alors David, que fais-tu ces temps ci ? David Benedek : Je passe pas mal de temps dans la station d'Arlberg où je shoote pour un nouveau film : “91 Words For Snow”.
A : Comment s'est passée cette saison ? DB : Ma saison a réellement commencé assez tard, en février, lorsque j'ai commencé à filmer. Avant cela, c'était plutôt tranquille, j'ai participé à quelques contests, mais rien d'exceptionnel. Ma priorité première ayant toujours été de filmer de bonnes parts. Je suis assez satisfait de la façon dont l'hiver s'est passé, même si je flippe de voir que l'hiver touche déjà quasiment à sa fin.
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A : Tu es bien jeune, pourtant, ta carrière a débuté il y a fort longtemps. Pour toi, quel a été le moment crucial de ta carrière ? DB : Je ne pense pas qu'il y ai eu un moment plus important qu'un autre. Selon moi, tout s'est passé très progressivement. Naturellement, les choses se sont bien combinées. J'ai fait quelques bons résultats en contests, j'ai rencontré les bonnes personnes, plus une petite dose de chance, et le tour fut joué.
A : Tu es connu sur la scène allemande depuis très longtemps. Mais ta notoriété a dépassé les frontières de ton pays il y a seulement 3 ou 4 ans. Quel a été le détonateur ? DB : J'ai commence à shooter avec Standard Films en 2000, et c'est vraiment grâce à cela que je me suis fait connaître aux U.S. Avant cela, absolument personne ne me connaissait là-bas. Après, ça a été une progression linéaire. J'ai bénéficié de plus en plus de coverage dans les magazines et vidéos un peu partout. Après, il y a eu aussi l'époque Robot Food qui a bien aidé...
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A : Justement, où en sont les choses avec Robot Food ? DB : En fait, l'équipe s'est récemment splité, et je ne suis même pas certain que de nouvelles productions Robot Food voient à nouveau le jour.
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A : Quel était ton rôle au sein du groupe ? DB : J'étais une sorte de directeur artistique pour de nombreuses choses, les posters, divers packagings, goodies, etc. Tout ce qui touchait à l'identité visuelle.
A : Tu n'as pas de regret par rapport à cette époque ? DB : Un peu, si, mais d'un autre côté, je viens de créer ma propre société cette année. Ça s'appelle “Blank Paper”, et aujourd'hui, je dirige moi-même la réalisation d'un film. D'autre part, je continue à travailler avec des gars de l'ancienne équipe Robot Food. Le film s'appellera “91 Words For Snow” et sera distribué gratuitement via les magazines de snowboard un peu partout dans le Monde.
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A : Parle-nous un peu de cet évènement : le “David Benedek Invitational”. DB : A la base, c'est un évènement organisé par Salomon. C'est un contest réservé aux amateurs qui bossent en snowboard shops. On a envoyé les finalistes de chaque pays au camp de Mt-Hood et j'étais là pour juger la finale.
A : Ce n'est pas habituel d'avoir un contest à son nom. C'est pas un peu lourd à porter ? DB : Non, pas forcément. Tout dépend de la façon dont tu abordes la chose. Je ne me suis jamais senti vraiment « célèbre ». J'ai juste réussi à percer médiatiquement dans un tout petit milieu, et quelques gamins me connaissent.
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A : Le future, comment l'imagines-tu ? L'après snowboard ? DB : Dur à dire. Je m'imaginerais bien impliqué dans la production de films de snow, mais à vrai dire, je ne me préoccupe pas trop de ce genre de questions pour l'instant.
A : En tant que nom important de la scène internationale snowboard, beaucoup de gens t'offrent leur attention. Tu ne crains pas le jour où tout cela cessera ? DB : Non, je suis heureux si des gens aiment ma façon de rider, mais je ne le prends pas de manière trop personnelle. Et puis surtout, je pense fréquenter des gens qui m'apprécient d'abord pour ma personnalité, plus que pour mon ride.
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A : Quelle est la chose que tu préfères dans ce Monde ? DB : Ma famille et mes amis.
A : Qu'est-ce qui t'énerve le plus ? DB : L'ignorance.
A : Qu'est-ce qui te fait le plus peur ? DB : Les blessures.
A : Quels sont les snowboarders que tu admires le plus ? DB : Terje pour représenter depuis si longtemps. Peter Line et JP Walker pour avoir été si innovants, et avoir tant fait évoluer notre sport. Ensuite, à l'heure d'aujourd'hui, il y a Nicolas Müller et Travis Rice : pour moi, les meilleurs.
A : Qui sont ceux avec qui tu préfères rider ? DB : Mes amis ; Christoph Weber, Marco Grilc, Sani Alibabic et Mini Karpf. J'aime rider avec eux car on progresse beaucoup ensemble. On a l'habitude de se motiver les uns les autres.
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A : Parmi toutes les choses que tes sponsors attendent de toi, quelles sont celles que tu préfères ? DB : Quand les conditions sont bonnes, je pense que les contests sont les moments les plus sympas. Tu passes la journée avec tes amis, tu ride, et ensuite tu fais la fête. Et le pire, c'est que t'es payé pour (rires).
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A : Comment le sport évoluera-t-il dans les prochaines années selon toi ? DB : Je pense que le niveau technique général va commencer à stagner, pour la simple raison qu'on a atteint une sorte de plafond, les limites établies par les lois de la physique. Après, je pense que des gens continueront à innover, mais fatalement, la progression technique pure ralentira.
Photos et vidéo : Salomon
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