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Prénom : Jussi
Nom : Oksanen
Nationalité : finlandais
City : Helsinki
Age : 24
Sponsors : Burton, Smith, Dvs, Makia |
Agoride : Salut Jussi. Jussi Oksanen : Salut, j'ai 24 ans et suis originaire d'une petite ville située à vingt minutes d'Helsinki, qui s'appelle Kirkkonummi. Aujourd'hui, j'habite à Helsinki.
A : Selon toi, comment se fait-il que la Finlande aie autant de bons snowboarders ? JO : Nos montagnes sont vraiment petites. Cela ne prend jamais plus d'une minute et demie pour les descendre. Quand tu trouves un saut sur une piste, et que tu le shootes pendant deux heures, et cela, 100 à 120 jours par an, cela peut faire jusqu'à 7000 sauts dans une année... C'est plutôt une bonne base pour apprendre des tricks. Et puis, les Finlandais sont aussi des gens doués, héhéhé.
A : Il y tellement de bons riders dans ton pays qu'on se dit que la concurrence doit être rude, et qu'il doit être difficile de devenir pro. Mais d'un autre côté, on peut se dire qu'en raison de ce niveau, les team-managers se focalisent plus sur la Finlande que sur n'importe quel autre pays, et qu'il est plus facile pour vous de percer dans le milieu. JO : Il y a déjà tellement de pros venant de la même région, et tout le monde ride la même station ; Talma. Alors, cela aide à motiver les kids. Les team-managers s'intéressent aux Finlandais mais je pense que c'est surtout les pros qui poussent les jeunes talents en parlant d‘eux aux companies. C'est toujours agréable d'aider des jeunes à réaliser leurs rêves... J'ai moi-même beaucoup été aidé par d'autres riders. C'est ainsi que les choses fonctionnent.
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A : Quels sont les riders qui t'ont influencé ? JO : Les locaux de ma station sont ceux qui m'ont le plus influencé.
A : Où puises-tu ton inspiration ? JO : Dans ma passion du snowboard. Le plaisir est le meilleur moteur.
A : Au début, on t'a découvert via les médias américains. Tu ne trouves pas ça un peu illogique pour un snowboarder européen, de devenir célèbre à travers les médias U.S ? JO : Je pense que c'était plus simple ainsi. A ce moment, je ridais pour une marque U.S (Lamar), et ils m'ont fait bouger là-bas, fait faire des photos et filmer.
A : Tu as construis la majeure partie de ta carrière depuis les Etats-Unis. Si cela avait été possible, n'aurais-tu pas préféré pouvoir obtenir les mêmes retombées en restant en Europe ? JO : Quand j'étais gamin, je regardais toutes les vidéos. J'ai commencé en participant aux World Cups en Europe mais j'en ai eu très vite marre. Ce n'était pas mon truc, mais j'avais besoin de sponsors. Et puis à cette époque, en Europe, il n'y avait pas vraiment d'alternative au tour ISF. Le jour où l'occasion s'est présentée de partir filmer aux U.S, j'ai été très heureux. Mon rêve de toujours se réalisait enfin.
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A : Après avoir passé autant de temps aux U.S, quel est ton sentiment sur le pays ? JO : J'aime y passer du temps. Tout se passe de manière très simple là-bas. Cette année est la première où je reste autant en Europe, et cela a été aussi ma meilleure année de ride. On n'a pas beaucoup shooté, mais le ride était vraiment génial. C'est ça l'Europe : tu t'éclates plus, mais tu travailles moins. Aux States, c'est un peu l'opposé.
A : Quels sont les côtés positifs et négatifs de ta vie aujourd'hui ? JO : Il n'y a pas vraiment de côté négatif... J'ai la chance de faire ce que j'aime et d'être payé pour cela. Je prends aussi beaucoup de temps pour faire d'autres choses que du snowboard. Ça m'apporte une sorte d'équilibre de faire un break de temps en temps.
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A : Où passes-tu la majeure partie de la saison ? JO : En début de saison, je m'échauffe chez moi, à Talma, et bouge un peu en Europe. En janvier, je pars généralement aux States pour quatre mois. Dans le future, j'espère pouvoir rester plus en Europe.
A : Avec qui préfères-tu rider ? JO : J'aime rider avec les robots, même si cette année, je n'ai pas pu être beaucoup avec eux. Je me suis blessé en février. J'aime rider avec Wille (Yli-Luoma). Il est toujours très motivé. J'aime aussi voyager avec Bene (David Benedek), Pierre Wilkberg... Ce sont des gens positifs qui ont les mêmes centres d'intérêts.
A : Dans ses interviews, David Benedek dit qu'il aime beaucoup rider avec toi. Parle-nous de votre amitié. JO : Je n'ai pas traîné avec lui depuis un bon moment. Mais l'année dernière, nous avons beaucoup filmé ensemble. C'était sympa de voyager avec lui. C'est un bon gars et un excellent rider.
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A : Il y a quelques années, tu avais pour habitude de travailler avec Standard Films et chaque année, d'avoir un solide segment dans les TB. En 2001, avec quelques autres riders, vous avez décidé de ne plus filmer avec Standard, et de travailler avec une nouvelle boîte de prod, Robot Food, que vous avez créé vous-mêmes avec un ex-filmer de Mike Hatchett. Ne penses-tu pas que cela a dû être dur à admettre pour Mike Hatchett de vous voir partir ainsi ? JO : Non, je ne pense pas. Je pense qu'il était temps pour nous de faire quelque chose de différent. Cela a été vraiment sympa de travailler avec Mike Hatchett. Il était toujours très motivé et il nous a tous aidés à être là où nous sommes aujourd'hui. Cela n'avait rien de personnel, et je lui suis encore aujourd'hui très reconnaissant. Je pense également que c'était le bon moment pour Mike de puiser une nouvelle inspiration et de rencontrer de nouvelles personnes.
A : Parle-nous de Robot Food. Comment est née l'idée ? JO : Ça vient de nous tous : Makinen, Chris Engelsmän, Travis Parker, Benedek, Jess et moi. On est partis dans l'idée de faire notre propre film. Nous avions envie de nous investir dans la réalisation. Après quelques discussions, nous nous sommes rendus compte que le projet était tout à fait réalisable, et on y est allés.
A : Quels sont tes plans pour cette saison ? JO : Cette année, je n'ai pas eu de chance avec cette blessure. En septembre, j'ai été opéré de la cheville. A peine ai-je eu le temps de me remettre que je me suis fait l'autre cheville, et là, je suis out jusque septembre.
A : Comment vois-tu ton future après le snowboard ? JO : Je ne sais pas encore. Ce que j'espère, c'est que je pourrai continuer à voyager. Sinon, cela sera probablement la chose qui me manquera le plus.
Photos et vidéo : BURTON SNOWBOARDS
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