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Nom : Heiskari
Prénom : Lauri
Age : 20
Nation : Finlande
City : Nummela
Years of snowboarding : 9
Sponsors : Forum, Special Blend, Oakley, Neff, Active, Circa, C1, Trulli Clan |
Agoride : Parle nous de Nummela. C'est une station finlandaise ? Lauri Heiskari : Pas exactement. C'est une petite ville de 25 000 hippies. Nous avons aussi une petite station à côté, mais elle est sans grand intérêt. Le directeur de la station a un ego surdimensionné et tout le monde le déteste. Alors, je n'ai pas trop envie de rider là-bas. Je préfère aller rider à Talma, la station finlandaise la plus connue et où tous les pros se retrouvent.
A : Raconte-nous tes débuts en snowboard ? LH : Avant de commencer le snow, mon meilleur ami, Eero Niemela était déjà un très bon snowboarder. Je voulais simplement avoir l'air aussi cool que lui. Comme beaucoup, j'ai pris la première board pourrie que je trouvais, ma combi rose fluo, et j'ai débuté.
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A : Comme plusieurs pros finlandais tels que Joni Malmi, Jesse Hyvary ou Joni Makinen, tu as débuté ton parcours par un sponsoring Hammer. On a parfois l'impression que Hammer est la marque qui a découvert de nombreux talents finlandais, mais qui les a tous perdus... LH : En fait, c'est vraiment le fait du hasard. A mes débuts, je cherchais un sponsor. J'ai eu le catalogue Hammer entre les mains, et j'y ai trouvé les coordonnées du distributeur finlandais. Je l'ai appelé et ça a commencé comme ça. Il m'a filé une board et m'a invité à son photoshoot.
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A : Et ensuite ? LH : Il se trouve que le distributeur finlandais Hammer est un bon ami de Joni Malmi. J'ai donc été amené à rider avec Joni et un jour, il m'a dit qu'il pourrait m'aider, que je pourrais travailler avec des filmers et tout ça... Puis il m'a emmené aux States avec lui. J'y suis resté trois mois durant lesquels Joni m'a présenté des gens. Je suis même allé au Japon pour filmer un peu avec Mack Dawg. Un an plus tard, les riders Forum sont venus shooter en Finlande et je les ai rejoints. C'est à ce moment là que le team-manager m'a proposé d'intégrer la marque.
A : Tu es le plus jeune du team. Comment les autres membres t'ont-ils accueilli ? LH : Tous les gars sont hyper cools et j'ai eu la chance de les connaître avant de signer chez Forum. Quand j'ai fait la tournée au Japon avec eux, je ne ridais pas pour Forum. Malgré tout, ils ne se préoccupaient absolument pas de ça. Ils ont toujours été cool avec moi. Même au début, lorsque je n'étais personne, ils m'accueillaient dans leur maison et faisaient tout pour m'aider. (je precise que je ne suis toujours personne !)
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A : Est-ce que cela signifie quelque chose de particulier pour toi de rider pour Forum ? LH : Oui, bien sur ! Alors que je n'étais même pas encore sponsorisé, les riders Forum étaient déjà très connus. Aujourd'hui, c'est génial de pouvoir rider dans le même team que mes idoles. Avoir la sensation de faire partir de la même compagnie, c'est indescriptible ! Je prends mon rôle au sein de Forum très au sérieux, car je veux m'assurer que tout ce que je fais correspond bien à l'image de la marque. Je ne veux pas faire comme certains, qui sont simplement chez leurs sponsors pour prendre un salaire, sans se préoccuper de leur image ni de celle de la compagnie.
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A : Concrètement, comme cela se passe-t-il ? Que t'apportent-ils ? LH : Tout se passe au mieux. Ils m'offrent la chance de shooter et d'avoir une part dans un gros film. Ils communiquent sur moi plus que ce que je n'aurais pu l'espérer. Ils croient en moi et c'est le plus important. Si un jour je suis connu en tant que rider Forum, je serai très fier de cela.
A : Est-ce que le fait de rider pour une marque américaine signifie forcément passer la moitié de l'année aux U.S ? LH : Non, tu n'as pas à passer la moitié de l'année aux States si tu n'en as pas envie. On peut faire quasiment les mêmes choses en Europe. Personnellement, si j'y passe autant de temps, c'est parce que je l'ai décidé.
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A : Tu aimes ce pays ? LH : Oui, j'aime vraiment y passer du temps. J'adore la Scandinavie et l'endroit où j'habite, mais depuis le temps où je vais aux States, je m'y suis fait beaucoup d'amis. C'est pour ça qu'à chaque fois que j'y retourne, je suis très heureux de revoir ces gens. C'est un peu comme une seconde maison. Et puis il y a plein d'autres choses cools. Tu peux aller dans le sud de la Californie pour faire du surf. Tu te croirais en été. Et puis le lendemain, tu prends ta voiture, tu vas à Mammoth, et là, tu te retrouves à nouveau en hiver. Et puis en plus, j'adore les junk foods, alors je suis comme un poisson dans l'eau là-bas.
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A : A propose de Video Gangs, est-ce que c'était ta plus grosse occupation de l'hiver ? LH : Complètement. Travailler sur ma part dans Video Gangs était mon rêve, et j'ai été plus qu'heureux d'avoir cette chance.
A : Parle nous du tournage ? LH : C'était parfait. Tout le monde s'encourageait mutuellement. Ça a été un vrai plaisir de tourner avec tous ces gars, en particulier avec Eddie Wall et Johnson que je ne remercierai jamais assez. Ils avaient vraiment le don de me motiver.
A : Tu es heureux de ton segment ? LH : A mon grand regret, je n'ai pas pu filmer très longtemps parce que j'étais à l'école en début de saison. Et puis je n'avais pas de snow-mobil, et c'est un gros handicap si tu veux shooter du kicker. J'aurais bien aimé avoir plus de sauts. Mais sinon, je suis quand même très satisfait de ma part.
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A : Quel type de ride préfères-tu ? LH : J'aime le park car je n'ai pas trop l'habitude de sauter dans la peuf (je vais m'entraîner à cela). J'aime beaucoup les rails aussi. L'année dernière était la première année où j'apprenais à rider le les barres.
A : De part ton expérience, comment comparerais-tu le snowboard européen au snowboard américain ? LH : De manière générale, on peux résumer en disant qu'il y a plus de jib aux U.S, et plus de freeride en Europe.
A : Sais-tu pourquoi les Européens ne font pas autant de rails que les ricains ? LH : Ça vient sûrement de l'architecture des spots. En Utah par exemple, ils y a des rails partout dans les rues. Ce genre de spot est plus difficile à trouver en Europe. Et puis les Européens ont toujours été plus freeride dans l'âme.
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A : Comment aimes-tu passer le temps libre qu'il te reste quand tu es en Finlande ? LH : Je le passe avec mes potes, je fais du skate, la fête, je vais nager. Je profite aussi de ma famille. Après de longs voyages, c'est génial de pouvoir se retrouver à nouveau dans son propre lit, et de dormir toute la journée.
Photos : Rob Mathis / Fourstar Distribution
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