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Nom : Nicolas Müller Age : 24 Nation : Suisse Ville : Zurich Sponsors : Burton, Oakley, Arcus
Agoride : Salut Nico. Comment s'est passée ta saison jusqu'ici ? Nicolas Müller : Salut ! L'hiver a été génial. J'ai beaucoup voyagé, visité plein de nouveaux spots et vécu des moments inoubliables. Je suis allé en Chine tout récemment, puis aux U.S, dans le Wyoming, le spot de Travis Rice, où j'ai vécu des sessions incroyables avec lui.
A : Quel pays as-tu préféré ? NM : J'ai aimé tous les endroits que j'ai visités. Je pense que dans chaque pays, il y a des choses à apprendre.
A : Comment est la vie à Zurich ? Tu y passes beaucoup de temps ? NM : Evidemment, en hiver, je n'y suis quasiment jamais. Mais l'été y est très agréable. Je profite du lac, je skate, je vais à des concerts. Je suis plutôt un citadin et j'aime beaucoup Zurich. J'ai besoin aussi de couper un peu de la montagne parfois.
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A : Tu as un peu de temps pour rester chez toi maintenant ? NM : Non, loin de là. Je repars demain pour l'Alaska où je vais retrouver Gigi Ruff, Wolle Nyvelt et l'équipe d'Absinthe Films.
A : Justement, quand on se penche un peu sur ta jeune carrière, on pense aussitôt aux productions d'Absinthe. Tu entretiens une relation très étroite avec eux, non ? NM : Je connais Brusti (NDLR : Patrick Armbruster, co-réalisateur des films Absinthe) depuis vraiment longtemps. Mon tout premier photoshoot avec mon premier sponsor s'est passé avec lui. A ce moment là, il était seulement photographe. Lui et moi, on vient de la même région de la Suisse, et il nous arrive même de partir en surf trip ensemble. Un jour, il s'est lancé dans la production de films et il m'a invité sur un tournage. C'est là que l'aventure Absinthe a commencé pour moi.
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A : A quel point les films Absinthe t'ont-ils aidé dans ta carrière ? NM : Les films Absinthe ont montré ma manière de rider telle que je l'aime. Ils présentent le snowboard tel que je le vois aussi. Shooter avec eux a été déterminant dans ma carrière. Et le plus sympa dans tout ça, c'est que lorsqu'on part shooter, j'ai l'impression de m'évader et faire un break avec la scène du snowboard. Je suis vraiment heureux de faire partie de cette équipe.
A : Beaucoup de gens admirent ton style de ride. Où penses-tu puiser ton inspiration ? NM : Difficile à dire. Quand je ride, je ne pense pas à rien d'autre que ce que j'ai devant moi. Je ne fais que m'amuser. Il y a un million de façons pour descendre une montagne. L'imagination de chaque personne est unique et c'est ce qui crée le style.
A : Il y a quelques années, lorsque tu es apparu dans les mags, tu ridais quasiment toujours avec Frederik Kalbermatten. Est-ce que vous passez encore beaucoup de temps ensemble ? NM : Freddy et moi, on est potes pour la vie. On se fait généralement un trip ensemble chaque année, et on trouve toujours un peu de temps en début de saison aussi, pour rider ensemble à Saas Fee. Les sessions avec Freddy sont toujours incroyables. Il ride vraiment trop bien et me donne la motive à chaque fois.
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A : Raconte-nous ta mésaventure au Japon. Tu as eu un accident, non ? NM : J'ai tenté de rider un pillow un peu sketchy, et j'ai loupé mon coup. Résultat, je me suis explosé dans un arbre et ai du rester une semaine à l'hôpital là-bas. L'hospitalisation en elle-même a été une véritable expérience. A part le docteur, absolument personne ne parlait anglais. Imagine, coincé dans cette chambre pendant une semaine, sans personne à qui parler. Tu as le temps de réfléchir à beaucoup de choses...
A : Tu participes au Air & Style depuis quelques années et tu as occupé toutes les places du podium, sauf la première. On pensait te voir gagner cette année. Que s'est-il passé ? NM : Le Air & Style fait partie de l'histoire du sport. C'est toujours énorme et les critères de jugements permettent de réaliser des tricks qu'on ne ferait pas sur d'autres contests. Mais pour moi, le jugement reste secondaire. Le simple fait de disputer le Air & Style est une satisfaction.
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A : Tu as quasiment plaqué un trick incroyable lors de la dernière édition : un 720° mute one foot. Tu avais déjà rentré ce trick avant ? NM : Non, c'était la première fois que je le tentais. D'ailleurs, j'ai envie de le retenter dès que je trouve le spot qui s'y prête.
A : Bien que la Suisse dispose de beaucoup de très bons riders de pipe, tu avais tes chances pour aller aux J.O. Pourquoi cela ne s'est-il pas fait ? NM : J'aurais dû aller à la pêche aux points FIS pour ça, en faisant des coupes du Monde, et ça ne me branchait pas du tout de faire leurs contests. J'ai préféré continuer à shooter. J'adore rider de bons pipes, mais cela ne doit pas nécessairement être aux Jeux Olympiques.
A : Professionnellement, quel est ton principal objectif ? NM : Rien en particulier. Je dirais simplement, essayer de profiter de toutes les opportunités qui s'offrent à moi. Rider et me faire toujours autant plaisir.
A : La vie après le snowboard ? NM : Arcus forever ! (NDLR : la marque de wear qu'il a créé avec Freddy Kalbermatten) Ah, et puis aussi, je partirai faire un tour du Monde des endroits où il n'y a pas de neige, grâce à tous les miles que j'ai collectés ces dernières années. Après ça, je me rapprocherai sûrement aussi un peu de ma famille, me construirai une maison avec un beau jardin peut-être... mais je resterai dans l'univers des sports alternatifs.
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Vidéos : Burton Snowboards
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