Après Dopamine I, Insight a lancé en mars dernier le second volet de la campagne, Dopamine II.
Ok, il s'agit d'images à vocation commerciale, publicitaire, puisqu'Insight est une marque de fringues. Pourtant, tout cela ne ressemble en rien à un matraquage consumériste et nous invite au contraire (paradoxalement ?) à une réflexion sur nos sociétés déglinguées par le fric et le cynisme.
Dustin Humphrey, le photographe artisan des campagnes Dopamine I et II, s'amuse à superposer des mondes en apparence antinomiques où la surface de l'eau tient lieu de frontière, de zone neutre. Ce qu'on voit au dessus ne préjuge en rien de ce qui se trame en-dessous. Un mélange de Pop Art, de Surfculture et de frites grasses. Des carves et du cholestérol, du rêve et de l'angoisse... Ou encore "l'exploration de l'individualisme dans un monde qui autorise seulement les rêveurs à croire et les banquiers à saigner".
Dustin Humphrey vient de recevoir un award (photographie commerciale) aux derniers Sony World Photography Awards pour les campagnes Dopamine.