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Localisme et humanisme : ça rime ?
Surf 26/11/2007 Localisme et humanisme : ça rime ?
Herbert vs Léonard (un débat « pour le plaisir » mais pas seulement), la bêtise est-elle soluble dans l'eau ?
un sport de pinguoins ? Il est de bon ton de dire que le surf n'est pas réductible à une simple pratique sportive mais constitue un mode de vie, une façon de voir le monde. Bref, une philosophie, « the surfing way of life », « only a surfer knows the feeling », d'ailleurs.

Une des clés du succès du surfing a pu tenir dans l'image « Babos » que celui-ci véhiculerait. Dans l'inconscient collectif, le surfer serait un hippie, un mec à la cool qui fume des pétards et écoute du reggae (ou Jack Johnson). Il refuse la marchandisation de la société et ses choix sont guidés par l'assouvissement de sa passion, ce qui est original. Ainsi donc le surf serait une contre-culture, une alternative à la toute puissance de la société de consommation et à ses diktats... Et mon cul serait du poulet. Tandoori ?
 
un grand classique Aujourd'hui, la plupart de mes amis non-surfers avouent avoir une piètre opinion du surf et des surfers. Genre : « j'ai essayé une fois, je me suis fait insulté par des merdeux blonds de 12 ans » ou encore « un mec m'a dit de rentrer chez moi, que les blaireaux n'avaient rien à faire sur son spot »...etc. C'est un fait indéniable, une certaine forme de localisme pourrit l'image du surf...Et nos sessions, ce qui est plus grave. La surpopulation (et/ou les hormones mal contrôlées de certains) engendre parfois des comportements inacceptables.
 
ça ne date pas d'hier En réalité, seule une toute petite minorité de surfers verse dans le territorialisme primaire, mais ces quelques bas du front font des ravages sur les line-ups. Il suffit de deux ou 3 cons à l'eau pour rendre l'atmosphère irrespirable. Aucune région n'est épargnée, même si cette violence s'avère plus ou moins exacerbée selon les spots et leur notoriété.

Le localisme est un des sujets les plus récurrents des surfblogs. Régulièrement aussi les magazines spécialisés évoquent le sujet, avec plus ou moins de complaisance. Le sujet fâche et divise. Le localisme serait pour certains un mal rendu nécessaire par la fréquentation toujours croissante des spots. Pour d'autres au contraire, aucune circonstance ne justifierait les dérives d'une poignée de locaux autoproclamés. Thèse et antithèse, Herbert et Léonard.
 
Herbert vs Léonard (un débat « pour le plaisir » mais pas seulement)

Herbie et Léo sont deux surfers imaginaires mais bien réels. Alors qu'Herbie s'inquiète de la montée en puissance de ce qu'il appelle « l'aquafascisme », Léo tente de justifier ou d'expliquer le phénomène et refuse d'assimiler le localisme aux violences localistes. Herbie et Léo habitent tous deux mon cerveau. Et sans doute le vôtre également. Ils se livrent une farouche bataille. Tous deux ont de solides arguments à faire valoir. Herbie a tendance à intellectualiser, et il analyse le localisme sous le prisme de la philo, du droit et des idées politiques. Léo quant à lui est un garçon pragmatique pour qui le phénomène ne doit ni être théorisé ni dramatisé. Herbie a tendance à s'enflammer tandis que le pragmatisme de Léonard se teinte parfois d'opportunisme et de mauvaise foi.
 
trad : La connerie n'est pas soluble dans l'eau Qui va l'emporter ? A vous de juger.

Herbie : L'esprit du surf est en danger. Les aquafachos sont en train de prendre le pouvoir ! La violence se banalise. Le surf n'est plus que le reflet de la société « terrestre ». Pire même : alors que dans la vie politique l'extrême droite recule, cette dernière progresse inexorablement au line-up. Le localisme, ou du moins certaines de ses manifestations, c'est de la xénophobie et du protectionnisme primaire. Ces 2 notions appartiennent au registre de l'extrême-droite et des fascistes.

Léo : Putain Herbie, tu t'emportes, mec... Premièrement le localisme n'est pas synonyme de violence. Tout le monde s'accorde à dire que sur les spots les plus convoités, s'il n'y avait pas quelques locaux pour faire la police ce serait le bordel à l'eau ! Toute pratique sociale a besoin de garde-fous. Et, souvent, les locaux sont là pour faire respecter les priorités. Il en va même de la sécurité de tout le monde.
Deuxièmement, si les SNIS (surfers non identifiés) faisaient preuve d'un peu plus de respect envers les habitués, les quelques débordements que tu dénonces n'arriveraient pas ! Tout est histoire de respect.
 
"surf fachos" plutôt ? Herbie : Tu me fais rire quand tu emploies le mot « respect » à propos du localisme. C'est quoi le respect pour toi ? Les priorités ? C'est dire bonjour à l'eau ?
En réalité c'est toujours le même discours dans la bouche des aquafachos ou des « surfmunichois » ! Combien de fois lit-on dans les mags des propos rapportés de « hot locals » : « si vous ne débarquez pas à 10 sur le spot et que vous dites bonjour et ne ragassez pas, vous n'aurez aucun souci et prendrez des vagues ». Et puis tu arrives tout seul sur le spot, discrètement ; à peine sorti de ta caisse tu vois ces types te regarder de travers. Tu te mets à l'eau, tu dis bonjour et ces locaux qui parlaient de respect ne te répondent même pas voire ricanent ou t'insultent. Tu attends ton tour au pic : il ne vient jamais car le local qui parlait de respect te fais l'intérieur à chaque fois. Alors ne me fais pas rire avec ce double discours. Quand ces mecs parlent de « respect », ils attendent en fait de la soumission de la part de « l'étranger » !

Léo : Tiens, toi qui aime faire des parallèles entre le surf et la politique écoute un peu ce que je vais te dire. Quand une personne immigre dans un pays, elle doit s'adapter, faire profil bas pendant quelques temps pour s'intégrer. C'est une loi universelle. En surf, c'est pareil ! Tu n'es pas du coin, tu dois faire un effort. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que tu seras assimilé, et tu pourras toi aussi devenir un local...

 
Herbie : c'est typiquement le genre de discours qui me fait froid dans le dos. D'abord je te rappelle que la mer c'est le domaine public et que personne ne peut revendiquer plus de droits sur les vagues qu'un autre. Ton raisonnement est donc biaisé. Un spot n'est pas un pays avec ses lois et ses tribunaux. Les spots sont sous la juridiction des lois étatiques et, en France, la devise c'est « Liberté-Egalité-Fraternité ». Il n'y a pas de raison pour que les spots soient des zones de non-droit !

Ensuite, pour reprendre ta « comparaison », tu devrais savoir qu'un étranger qui débarque en France dispose des mêmes droits et devoirs que les nationaux, sauf en ce qui concerne le droit de vote. Donc, un surfer qui désire surfer sur un spot en face duquel il n'habite pas devrait en principe jouir des mêmes droits que celui qui se prétend local.
 
Gros câlin : les surfers sont des êtres affectueux Léo : Là où ton argumentation est foireuse c'est que le surf échappe -en fait- très largement à la réglementation parce que c'est un espace de liberté. Tu ne veux pas des flics à l'eau pour faire respecter « le-droit-de-tout-le-monde-à prendre-des-vagues »tant que tu y es ? Retourne dans tes livres, monsieur l'intellectuel à deux balles !

Herbie : Je préfèrerais à la limite des flics faisant appliquer les principes républicains de non-discrimination que de soi-disant locaux qui font régner la loi du plus fort (physiquement, pas techniquement, les mecs violents sont souvent de piètres surfers) ! Et puis je vais te dire un truc : celui qui connaît le spot n'a en réalité pas besoin de jouer au caïd.
De par son expérience, il connaîtra les conditions optimales du spot (marées, vents etc) et saura mieux que quiconque où se placer et surfer la vague.

D'ailleurs c'est quoi pour toi un « local » ? Est-ce :
- un habitué ?
- le type qui vit en face du spot ?
- celui qui surfe le mieux la vague ?
- ou plutôt un titre factice que des frustrés s'auto-décernent pour oppresser les autres et avoir le sentiment d'exister ?
 
Léo : Euh... Il n'existe pas de définition du local. C'est variable. Je dirais que le local c'est un mec (ou une femme) qui vit une histoire d Amour avec un spot, la plage, ses vagues. Et dans l'amour, il y a de la passion. Et dans la passion des emportements. C'est totalement naturel et humain. Tu ne peux pas raisonner de façon abstraite et éluder ça !

Herbie : T'as raison. Le racisme aussi est humain. Et il ne faut pas confondre Amour et sentiment de propriété. Les types qui battent leur femme avancent toujours l'argument de l'amour pour se justifier. Les violences localistes sont des crimes passionnels. Ta femme ne t'appartient pas, « ton » spot encore moins. Si ta femme t'a choisi, les vagues, elles, sont neutres et ne font pas de discriminations. L'argument ne tient pas.

Cependant, je te concède un point : nous avons TOUS au bout d'un certains temps, au fil des sessions, un sentiment (ce n'est qu'un sentiment !) de propriété ou du moins d'exclusivité avec notre vague favorite. Mais, ce qui nous distingue des animaux c'est notre capacité à raisonner, à dépasser nos pulsions primales pour ne pas dire primaires. L'aquafacho est un mec qui ne contrôle pas ses pulsions. Il ne raisonne qu'a posteriori, une fois l'agression verbale ou physique commise, pour se justifier. On a presque tous eu ces moments d'égarements où « l'étranger » est vécu comme une menace car il vient s'interposer entre nous et la vague. « L'étranger » nous rappelle douloureusement que les vagues n'appartiennent à personne ou à tout le monde, c'est selon. Le tout est de ne pas passer à l'acte. On n'est pas des clébards.
 
Interville sans la vachette Léo : Je tiens à recadrer notre débat. On dirait que tu assimiles deux choses qui n'ont pas forcément grand-chose à voir : les locaux et les violences d'une infime minorité de prétendus locaux.
Or, le local ce n'est pas celui qui pète ta bagnole ou te crie dessus, te droppe ou te frappe ! Le local c'est un type qui détient un savoir et entretient un rapport privilégié avec l'endroit où il surfe .
Seulement, il ne faut pas croire au Père Noël et attendre de ce gars qu'il saute de joie à chaque fois qu'il voit arriver une nouvelle tête au pic. Dans la majorité des cas, le local acceptera de te lâcher des infos et des vagues, mais tu devras d'abord faire preuve de patience, comme lui quand il a commencé à surfer le spot. Tout se mérite. Tu ne peux pas brandir un droit de chopper les bombes de la session dès la première fois !
 
Herbie : Je suis entièrement d'accord avec toi. Tout comme une certaine forme de localisme peut virer au fascisme, l'arrivisme pourra être comparé au colonialisme, à l'impérialisme. Ca me rappelle un épisode douloureux de ma vie de surfer.

Un jour a débarqué sur « mon » homespot de l'époque une bande de pros du S-O avec photographe et tout le tralala. Ces types surfaient bien mieux que nous, les habitués. Ils se mirent à l'intérieur et raclèrent absolument toutes les bombes de la journée (il s'agit d'un désormais célèbre pointbreak méditerranéen). Ca faisait 2 ans que le spot n'avait pas marché comme ça. Je rêvais de cette session depuis longtemps. C'était au final comme des Ricains qui déboulaient dans un pays pauvre et profitaient de leur « supériorité »technique pour piller les trop rares ressources.
Ensuite ils sont partis, un bel article est sorti dans un magazine avec aucune photo des locaux, qui ne sont pas tous manchots, pourtant. Puis le mag a reçu des lettres d'insultes avec la promesse que si ces types étaient réapperçus dans le coin, ils auraient de gros soucis. Voilà aussi comment l'arrivisme peut engendrer des violences localistes.
Ce qui était frappant c'est que ces mecs racontaient à longueur d'article que les locaux étaient trop contents qu'ils soient là. Alors qu'en réalité les seules personnes qui les acclamaient quand ils choppaient les bombes étaient des débutants qui de toute façon n'auraient pas pu démarrer sur ces vagues...
 
les surfers sont joueurs : je te tiens tu me tiens... Léo : Tu vois, toi aussi t'as eu des pulsions localistes, et même élitistes !

Herbie : Oui, mais je n'ai proféré ni menaces ni vandalisé quoique ce soit. Je me suis contenté de faire une remarque à un de ces mecs. Or, j'aurais bien aimé voir la réaction de ces gars si on avait fait ça sur leur spot habituel, le meilleur jour de l'année de surcroît ! Ma réaction ne fût pas violente. RIEN ne peut justifier la violence.

Léo : Au final, on est plutôt d'accord sur le fond. Après, ton « pacifisme » a également ses revers. Ce jour-là, au lieu de te gaver et de te mettre des tubes, t'es resté assis comme un con sur ta planche à voir ces mecs se goinfrer sans vergogne. S'il y avait eu des « gros locaux » sur le spot, les gars du coin auraient pu profiter de cette journée magique et t'aurais eu ta barrique tant espérée...
 
A lire absolument (en anglais) Herbie : Mouais... Le souci avec les « gros locaux », comme tu dis, c'est que dans la majorité des cas ils ne considèrent comme autres locaux que leurs potes. Et leur légitimité tient seulement à la crainte qu'ils inspirent, à la violence qu'ils dégagent.

As-tu lu ce bouquin de Nat Young, « Surf Rage » ? Il s'agit d'un livre écrit par Young après qu'il a été victime d'une agression d'une extrême violence sur son homespot, par un type aigri et frustré qui se considérait comme « plus local » que lui. Nat Young ainsi que d'autres auteurs y décrivent le profil psychologique de « l'agresseur localiste » (en Australie, USA ou en Europe). Il s'agit quasiment toujours du même genre d'individu : des gens marginaux, désociabilisés voire parfois instables du cibouleau. Bien souvent, ces personnes n'ont pas d'autres existence sociale que celle tirée de leur qualité de « local » autoproclamé.
 
Nat Young avant/après Tu auras beau surfer depuis plus longtemps et/ou mieux qu'eux le spot, ils seront toujours plus « local » que toi. C'est comme ces types du FN : ils sont plus français que les autres alors que si tu y regardes de plus près ils sont souvent fils ou petit-fils d'immigré ! Le danger avec le localisme c'est qu'il s'agit d'un processus d'exclusion de l'autre. Tu es toujours l'étranger de quelqu'un. De la même façon qu'il n'existe pas de fascisme ou d'intégrisme modéré, on conçoit difficilement le localisme modéré. Le localisme porte en lui les germes de la violence. C'est pourquoi je préfère avoir raté ce beau jour de surf plutôt que d'avoir eu à subir pendant plus de 10 ans des agresseurs localistes sur ma vague favorite.
 
C'est quand même plus sympa que la baston Léo : Ok, mais fais-moi le plaisir de bien faire le distinguo entre le localisme et le fait d'être local d'un endroit. Ce n'est pas parce que tu surfes essentiellement un spot que tu es un « agresseur localiste », comme tu dis. Sinon, seuls les surfers « nomades » ne seraient pas des fascistes ! Tu as le droit de ne pas vouloir ou pouvoir voyager tout de même !

Herbie : Les voyages rendent moins cons et font partie intégrante du fameux « surfing way of life ». Ceci dit tu as raison, il faut faire attention aux termes employés. Local et agresseur localiste ne se confondent pas. Je t'aime Léo.

Léo : Je t'aime aussi Herbie.

Citation du chanteur Anis, à propos de l'intégration, des beurs et des autres : « c'est fou ce qu'on s'aime quand même » !

RD, en collaboration avec Herbert et Léonard
 
bastien le 02/01/2008 à 14h36
Pour ma part je pense qu'il n'y a pas de solution miracle
De toute facon il y a des problemes que l'on ne pourra jammais résoudres: lorsque un type est agressif qu'il soit un local ou pas, il y aura toujours des problemes, c'est comme dans la rue, c'est un probleme comportemental individuel qui a tendance a se généralisé avec l'effet de groupe.
Autrement dit si sur un spot donné un local est violent, alors il est fort probable que les autres le deviennent plus ou moins
MarcosCosmos le 17/12/2007 à 16h32
"...alors que dans la vie politique l'extrême droite recule...
Je ne pense pas quelle recule, je pense qu'elle est tellement banalisée... elle a même un ministère de "l'identité Nationale" que nous ne la voyons plus !
Les non locaux se font rafler en toute légalité. Tout est une question de positionnement du repère.
Dru le 04/12/2007 à 21h20
Enfin, un article montrant le dilemme traversé par chacun d'entre nous: Local mais aussi voyageur et étranger.
A la maison (terme "localiste" certes)je suis peu content quand je vois débarquer des "gus"... Mais chacun a le droit de surfer... le niveau du surfer a peu d'importance pour moi, mais seul l'esprit importe, par contre, à renard, renard et demi... c'est ça le souci, l'homme est un loup pour l'homme... alors mettez des lames de rasoirs en guise d'ailerons et ne voyagez plus
RD le 03/12/2007 à 17h48
Merci du compliment ami landais ! Effectivement Nat Young a reconnu dans son bouquin avoir parfois été casse-c.... à l'eau. De là à se faire massacrer par ce type...Mais si je ne m'abuse (j'ai lu "surfrage" il y a plusieurs années et je l'ai paumé depuis), l'agresseur n'attendait que ça pour lui tomber dessus...
40 le 03/12/2007 à 13h23
très bonne synthèse qui démontre qu'il n'y a pas de remède miracle à la surpopulation à l'eau...le localisme intelligent est necessaire et il doit s'exprimer par la raison du meilleur et pas du plus fort cad j'utilise mes muscles plutot que ma tete...petite parenthèse, Nat Young n'a jamais été un enfant de coeur à l'eau et a recu sa punition du père d'un jeune qu'il avait giflé à l'eau!
yael le 26/11/2007 à 22h35

Dans les deux cas ils m'avaient droppé. Je me suis pris un pain qui n'avait aucune puissance, le but pour le mongolien était de montrer aux autres qu'il était des leurs.
Les jours ou les vagues deviennent vraiment serieuses, il n'y aucun problème. Bon c'est vrai que je ne suis jamais allé à Hawai....



yael le 26/11/2007 à 22h34
en vingt ans de ragasse sur les toutes les mers du globe je n'ai eu que deux contacts physiques: une fois a Anglet, et une fois à gran canaria. Dans les deux cas cela a été le fait de mauvais surfers "locaux" ayant du mal a s'intégrer eux-memes.
yael le 26/11/2007 à 22h34
C'est un bon article le Dron! Malheureusement je ne pense pas que les pseudo-locaux qui foutent des baffes arriveront à le lire jusqu'au bout ;-)

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