Le Manapany Surf Festival, c'est un évènement unique sur l'île de la Réunion, un mélange des genres rafraîchissant où le monde de la musique et celui du surf se rejoignent le temps d'un gros week-end.
Le Manapany Surf Festival, c'est un évènement unique sur l'île de la Réunion, un mélange des genres rafraîchissant où le monde de la musique et celui du surf (au sens large : surf, body, longboard) se rejoignent le temps d'un gros week-end. Rien à voir avec ces grosses compétitions internationales auxquelles l'on adjoint de façon plus ou moins artificielle un volet culturel, écologique etc. Non, ce festival est né hybride et le restera : c'est là son identité essentielle.
La compétition de surf et de body est ouverte à tout le monde, licenciés ou pas, ce qui est une caractéristique rare dans un milieu surf de plus en plus élitiste et centré sur lui-même.
Le plateau musical, digne des festivals européens (artistes locaux et internationaux), est également un modèle d'ouverture sur le monde. Il faut savoir que le fait de vivre sur une île aux dimensions réduites et très éloignée géographiquement de la métropole peut engendrer un certain repli culturel. Surtout quand cette culture, ici la culture créole réunionnaise, a été largement niée, bafouée et même violentée par le pouvoir central. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Maloya, sorte de Blues « péi » hérité des esclaves, musique rythmique d'une puissance émotionnelle phénoménale, a fait l'objet d'une interdiction jusqu'au milieu des années 70, en tant que phénomène assimilée au séparatisme, à la rébellion vis à vis du pouvoir central...
Aujourd'hui, le Maloya ne fait plus l'objet de ces persécutions d'un autre âge. On aurait pu imaginer que par réaction envers l'oppression uniformisatrice, cette musique que tous les créoles ont chevillée au corps se radicalise et se ferme sur elle-même. Or, loin de la tentation du repli identitaire, la musique réunionnaise est l'une des plus métissées au monde et son influence sur les autres musiques, Jazz, Rock, Reggae, Dance Hall etc. croît chaque jour un peu plus sur l'île comme ailleurs. C'est je crois cet esprit de tolérance et de curiosité qui anime ce festival et ses organisateurs, l'Association des Trois Peaks. Et ce n'est pas par hasard si ce sont des riders du Sud Sauvage qui sont à l'origine du projet car les surfers (toujours au sens large) du Sud de la Réunion sont semble-t-il à mille lieues de cet état d'esprit navrant qui contamine aujourd'hui bien des spots de l'Ouest. Bref, le Manapany Festival c'est tout ce qu'on aime à la Réunion : c'est beau à écouter et à voir, c'est « mélanzé », ça sent bon les samoussas et le carry poulet, les filles sont magnifiques et pas la moindre embrouille. Une espèce à protéger absolument.
Petit reportage non exhaustif en photos et vidéo de l'édition 2008 (26,27 et 28 septembre)
Première partie
Arrivée Samedi en fin de matinée (le festival a débuté la veille au soir mais votre serviteur n'a pu se libérer). Et là, petite inquiétude : pas grand monde et surtout pas de houle. Heureusement, la foule ne tarde pas à envahir le site et les concerts gratuits de la journée sont vite blindés.
Côté surf, les organisateurs tablent sur une petite houle qui doit rentrer dans la journée mais c'est franchement pas Hawaii. Les riders se placent pour l'essentiel sur le reef en face de la piscine donc dans les rocks. Petites vagues courtes et à sec. Le contest de Bodyboard est lancé. Les riders péi démontent malgré tout le spot devant un public éclectique et enthousiaste. Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !
Dimanche, c'est un chouilla plus consistant. Les organisateurs lancent les premières séries surf tôt le matin.On ira jusqu'en finale surf et body en fin de journée.
Chez les surfers on retrouve Cyril Vaissette, Jérémy Athiasse, Olivier Caucanas et théoriquement Adrien Rapp. "Théoriquement" car ce bon Adrien était assis dans son canapé pendant la finale, persuadé de ne pas être passé en demi ! Pas de portable, pas de finale !
C'est Jérémy Athiasse qui l'emporte grâce à sa forte motivation et à un reverse air bien senti. Olivier Caucanas, super technique dans ces petites conditions, arrive en 2ème position. Placé sur le petit pic en face des juges une grosse partie de la finale, il aura manqué de bonnes vagues par rapport à ses adversaires plus dans les rocks... Cyril Vaissette, habitué aux vagues puissantes, se classe 3ème et Adrien Rapp, pas là, 4ème.
En finale body c'est logiquement que s'impose Laury Grenier devant le local Jérôme Boulanouar, Teddy Jousse et Yoan Florentin. Bravo à nos amis palmés, ce sont eux qui ont globalement le plus envoyé. Comme quoi.
WAAoUUUU en gros c'est Dimanche qui fallait y etre .. se taper 5 heures de bus sa na pas était génial pour rentrer a st denis, on a raté le meilleure !!!!