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En arrivant à Mazatlan, on attaque la côte exposée plein sud qui compte un super spot tous les 50 kilomètres. De Mantanchen Bay ( la plus longue droite au monde) à Rio Nexpa, en passant par Pascuales et La Ticla, on s’assure des vagues tous les jours en été, dont la taille frise souvent avec le gros surf. Pour s’habituer à surfer du gros, c’est idéal. Le problème, c’est qu’on casse souvent. |
| SPOTCHECK |
Le beach-break de Zicatela (la plage principale, celle de Marinero ne se surfe pas) ferme souvent en ne laissant passer que quelques exemplaires de tuyaux parfaits, sauf les bons jours où ça passe plus souvent que ça ne casse. Autant vous dire que jusqu’à deux-trois mètres, ça bataille sévère pour choisir les bonnes. On compte en moyenne un tube pour trois close-outs, ce qui veut dire qu’il faut avoir l’oeil pour deviner ce qui va doubler dans un back-wash immonde de ce qui va devenir un cylindre parfaitement exploitable. Au dessus de 2,50 m et ça arrive souvent à la saison des “chubascos”, le spot devient vraiment élitiste puisqu’il faut vouloir passer la barre : toutes les tailles de guns sont permises, la gamme des 8 pieds étant la plus appréciée !
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De toutes façons, y’a rarement moins d’un mètre. Toute cette violence a de quoi intimider le premier venu, aussi n’est-il pas idiot d’aller s’échauffer sur d’autres spots avant d’affronter le Pipeline Mexicain. A moins de rejoindre la pointe sud à deux kilomètres (5 pesos en collectivo) qui est une belle gauche dont l’inside creuse à souhait sans commune mesure cela dit avec la puissance du beach-break. C’est plus petit aussi mais ça peut rester magnifique l’aprés-midi quand les vents de mer de l’aprés-midi rendent le beach-break de Zicatela carrément immonde. Le régime des vents n’a rien de méchant puisque quasi-systématiquement off-shore matin et soir et que les alizés permettent quand même d’allumer le Jo sans problème depuis le hamac . A voir : la série des vidéos Puerto Underground.
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| METEO |
C’est du tropical humide. Le sud du Mexique concentre un bon paquets de beachbreaks méga-violents comme celui-ci (Petacalco, Pascuales, Cuyutlan) . Toute cette côte mexicaine des états de Guerrero, Michoacan, Oaxaca et Chiapas reçoit de plein de fouet toutes les houles du nord-ouest au sud-est, ce qui en fait un des endroits les plus consistents de la planète, un peu comme l’Indonésie d’ailleurs dont l’exposition est quasiment la même. Regardez les fonds marins et vous verrez un "trench", une giga-fosse parallèle à la côte qui a oublié de freiner la houle. Les "Chubascos" sont les tempêtes qui envoient les méga-houles de Juin à Septembre, mais c’est aussi la saison la plus humide. Ceux qui veulent moins d’eau, moins de chaud et moins de swell peuvent aussi venir le reste de l’année : ça y surfe presque tous les jours. L’eau varie entre 26 et et 28°.
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| BUDGET 3V |
3900 F A/R avec British ( pas de supplément planches) pour le vol A/R Paris-Mexico ( même tarif depuis la province) : 15 heures de vol (7 à 8 heures de décalage). Ajoutez 900 ff pour Mexico-Puerto A/R. Info : Turquoise Surf Travel (04) 9113 9492. Visa de 90 jours gratuit délivré à l’entrée. Info ( 01) 4286 5621. Vaccins : rien d’obligatoire mais traitement antipaludéen de rigueur.
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| BUDGET LOCAL |
Le coût de la vie est faible et étroitement lié au cours du Peso (Sept, 1 ff =1,6 Peso). Les pensions (des “cabañas” de base aux “habitaciones” moins spartiates) de Zicatela prés de la Calle del Moro sont un bon compromis entre la plage et les services. A vous de considérer les détails qui font parfois toutes la différence : moustiquaire, ventilateur, sûreté des lieux , vue, débit de l’eau... Par exemple, chez Paco Lolo Esquivel, un surfer local respecté, on paye 50 Pesos par jour pour une chamble double avec une salle de bains et un peu de ménage chaque jour. Sachez quand même qu’on trouve de tout du basique au trés luxueux. A 30 $ /jour, on peut réserver depuis la France le Posada Real, style Motel 6. Côté bouffe, c’est riz et frijoles (haricots) bien sûr avec les spécialités mexicaines : tacos, enchiladas, quesadillas, tortillas.
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Le poisson est au même prix que la viande, les camarones (crevettes) valent le coup de dent. Les salades de fruit avec yogourts permettent de colorer un peu les plats. Environ 5 pesos pour un ptit-déj’ et 10 pour un repas. Attention aux boissons qui plombent l’addition. Quelques prix : 4 pesos pour une bière, 3 pour une margarita, 3 pour un gallon d’eau purifiée ( obligatoire), 2 pour un coca, 5 pour une pellicule bien tassée. Quelques noms à retenir : Bruno ( encore lui, tenu par un body-surfer yankee qui propose un menu “Surfer affamé”), Al and Harry’ ou Cabo Blanco.
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| FOULE CONTACT |
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La foule est typiquement composée d’amerlocks plus vraiment tous jeunes, en mal de sensations fortes. Oubliez les grommets zinkés au visage d’anges avec les shorts fluos et les planches délirantes: ici, c’est la cour des grands. On voit plutôt des grands mastards un peu balafrés, taillés dans le muscle , un short délibérément rétro avec des guns rafistolés pour attaquer le barrel aussi souvent que possible. On y trouve aussi des bandes de brésiliens excités et quelques australiens de passage et peut-être vous. Y’a du monde au take-off mais faut foncer !
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| ATTENTION |
Attention à ceux qui ne fument pas forcément que des cigarettes, la police armée jusqu’aux dents veille au grain avec un réseau d’indics parfois trés bien infiltré. Se méfier aussi des moustiques comme de la peste : moustiquaires, crèmes repellentes et chaussettes montantes. Avoir quelques chose contre la Tourista (La Vengeance de Montezuma): Immodium-Ercéfuryl ou le Peptobismol yankee. On parle de leishmaniose dans le Chiapas, appelez l’institut Pasteur. N’amenez pas la planche de vos rêves, vous allez la massacrer. Le gun rafistolé se monnaye entre 150 et 200 dollars au Central Surf, le surf shop du coin qui loue, vend et surtout répare vos planches en 24 heures (environ 40 dollars quand c’est pété en deux). N’hésitez pas à acheter au moins une 7 pieds. Prenez avec vous deux-trois leashes longs (3m au moins), de la wax pour eau chaude (voire pisseuse) et un lycra contre le soleil. Quelques surfers sont déja casqués, vous ne serez donc pas ridicules.
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| FLAT EXIT |
Le pays regorge de sites archéologiques des civilisations Mayas, Aztèques, Toltèques… Monte Alban près d’Oaxaca, n’est qu’ à 100 km soit 7 heures de bus ou 40 minutes dans un coucou à 4 places (240 pesos). San Cristobal de la Casas est l’archétype de la ville mexicaine perdue dans la montagne et sa forêt émeraude avec ses maisons blanches, ses clochers d’églises baroques noyés dans des brumes éparses. Zipolite, à côté de Puerto Angel, est une plage sans trop de vagues mais un village de hippies pour les nostalgiques des Seventies.
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| INFOPAYS |
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Pour ceux qui circulent en bus, le pays fait 4 fois la France avec des montagnes qui rendent les trajets pénibles. 3800 km de côtes sur le "Mainland" auxquels on peut ajouter les 3200 km de la Baja. Puerto est à 15° de latitude nord. Mexico est la mégalopole la plus peuplée au monde : 20 millions d’âmes pour 95 dans le pays. La plus polluée aussi : une journée d’inhalation équivaut à fumer un paquet de cigarettes !
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| POUR |
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BEACHBREAK DE LEGENDE, CONSISTENCE, MARCHE TOUTE L’ANNÉE, BUDGET LOCAL SYMPA, TRIP COPINE POSSIBLE
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| CONTRE |
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ZANCUDOS ET TOURISTAS A TERRE, CLOSE-OUT ET CROWD AU LINEUP, GRINGOMANIA SYSTÉMATIQUE
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| Antony Colas |
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Photos ©Barros & ©Lolopipe
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