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Back nose blunt

skate tricks
Encore une fois, c’est un tricks difficile qui est à l’honneur. Mais on va feinter un peu avec Jeremy Plisson.



Parce qu'il y a une différence majeure entre mettre ce trick sur un curb et le poser en courbe. Quand ça glisse sur un curb ou même sur un coping, ça s'appelle un bluntslide et c'est franchement niveau professionnel. C'est-à-dire particulièrement casse-gueule. La feinte, c'est donc de l'apprendre sur une courbe, ce qui n'est pas donné non plus d'ailleurs. Même sans glisser. Mais disons qu'on peut le faire sans ollie, ce qui limite la casse. On n'en a pas encore parlé, mais il y a un deuxième souci, c'est la sortie. Que ce soit sur curb ou sur coping, on peut sortir droit ou laisser continuer la rotation et repartir en back. Sur les deux terrains, autant être clair : la deuxième option est encore plus difficile.


Inutile de préciser que si on opte pour la courbe, il faudra savoir rouler sur ce genre de terrain. Dans tous les sens : normal, fakie, titiller du coping, disaster, grind, Five-O, rock front et back, bref, être bien à l'aise. A priori, savoir faire blunt ne servira pas à grand-chose pour le nose blunt. Mieux vaut s'entraîner à faire nose pick en back et puis pousser de plus en plus pour se poser en nose blunt. Savoir faire nose pick et redescendre, c'est un bon atout. On pourra tricher aussi en faisant nose blunt disaster dans un premier temps. Concernant le reverse back : tout doux les amis.


Dans le cas du curb, si vous tentez ça, c'est qu'a priori, vous n'avez pas besoin de trick tips.



Au niveau théorique, ça se passe comme ça : on arrive assez vite pour monter sur la plateforme, si plateforme il y a, c'est-à-dire pour passer le nose au dessus du coping sans forcer.

-On a les pieds en position de ollie back, bien à l'intérieur de la planche.


-C'est le moment de le faire, ce ollie back. Si on va assez vite, ça va tourner tout seul. Certainement même trop. Ce qui est le cas ici, Jeremy voulait faire ça rapidement parce qu'il n'a pas que ça à faire de sa journée. Il est tellement généreux qu'il y a un problème de vitesse de sa rotation. Il est obligé de forcer pour s'arrêter étant donné qu'il n'a pas prévu de redescendre aussitôt. Et de donner un coup de rein pour faire reverse, ce qui l'envoie aussi trop fort et le fait mouliner des bras.


-On peut envoyer fort la rotation si on est très sûr de son nose blunt et qu'on va juste s'appuyer et repartir aussitôt dans le flow. Quand on commence à apprendre, en principe le nose blunt est précaire, il faut justement éviter d'envoyer trop fort le ollie back. Le but est de se poser en nose blunt et de bien comprendre la sensation. Mieux vaudra tourner tout doucement en passant de nose pick à noseblunt.


-Si on ne va pas trop vite dans la rotation, on peut redescendre en normal. C'est-à-dire en faisant un micro nollie pour décrocher le truck du coping et redescendre dans la courbe. C'est déjà plus simple que de s'envoyer en reverse back et retomber fakie en descente.


-Quand on est à l'aise en nose blunt, qu'on peut enlever sa casquette en restant calé, qu'on peut ouvrir une canette et saluer les gars du mur d'en face, alors on peut envisager le reverse. C'est pareil que tout à l'heure, on n'est pas forcé de faire un ollie dans un premier temps.


-Voilà, quand on y arrive en douceur, on peut appuyer de plus en plus le ollie pour que ça envoie du pâté. En attendant, bon courage. Au niveau pratique, y a du boulot.


-Bon, et puis on peut aussi passer outre les conseils de progression ci-dessus. Ça a été rédigé pour la plus grande prudence parce que mal au dos au moment de l'écriture. Mais parfois, un breizh-cola ou une bière, quelques potes pour la motive, et on peut se lancer direct en back nose blunt avec le ollie et tout. Les facteurs chance, débranchage de cerveau, motive extrême, ça peut marcher aussi...


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