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Boneless

Boneless

skate tricks
C’était le bon vieux temps, hein ? Quand on sortait la Santa Cruz et qu’on faisait des boneless sur le banc de la mairie. Eh bien, ce temps est revenu. L’Histoire est une roue.


Pour la petite histoire, le boneless est un trick très très vieux. Plus vieux que le plus vieux métier du monde, il a été inventé par un assyrien qui réfléchissait aux différentes applications de la roue (environ 3500 ans av. JC). Cet homme était un valet du roi Assournasirpal II (-884- -860). On connaît le nom de cet humble et néanmoins frivole serviteur car la documentation historique est très précise, ils tenaient déjà des registres du Commerce et de l'Industrie à cette époque. Un jour, Bonalissalon – c'était son nom - draguait des planches de construction sur des rondins de bois, mais à chaque fois qu'il prenait le 4ème virage à droite avant le palais, un rondin mal ajusté faisait sauter la planche de son chemin. Il décida alors naturellement de se poster sur la planche, de saisir l'avant d'une main et au 4ème virage à droite avant le palais, de prendre appuis avec son pied sur la colonne qui marquait l'angle du virage. D'un coup sec, il faisait sauter la planche grâce à son pied arrière, la force de poussée de sa jambe avant sur la colonne du 4ème virage à droite avant le palais et la traction de sa main. Et il y prit goût le saligaud !

Il se proposait toujours pour amener les planches au palais (le roi retapait son grenier, il avait besoin de nombreuses planches). Bonalissalon perfectionnait sa technique chaque jour que Dieu fabriquait et prenait un plaisir malsain à ramener les planches pour son roi. A tel point que le contremaître ne pouvait plus l'affecter à une autre royale tâche. Il lui disait « Bona ! Laisse ces planches et amène les draps du roi » et le répétait si souvent que cette phrase devint, au palais, une ritournelle de moquerie d'abord, puis un gimmick. D'autant qu'à chaque homélie, Bona avait un spasme de la jambe. On répétait à loisir : « Bona ! Laisse » par ci, « Bona ! Laisse » par là, juste pour le voir tressauter. Et lui ne pouvait stopper sa jambe folle, prise de soubresauts incontrôlables. Même en cuisine, les femmes –car, oui les grand chefs étaient des femmes- fredonnait « Bona, laisse » sur un air de timbale. Et on tapait du pied à qui mieux-mieux en s'envoyant en l'air. Ahlàlà, que de badinages au palais.

2863 ans plus tard, Jon Monié prouve ici qu'il a bien écouté en cours d'histoire. Il sait bien, lui, que les américains n'ont rien inventé et que le mot boneless est un dérivé anglicisé de l'historique « Bona !Laisse ». Le pays aux 50 états était très loin d'exister et pourtant la planche à roulette atteignait déjà son âge d'or.

Allez, trêve de bagatelles, Mr Monié, comment faisez-vous ça ?










Arriver à une certaine vitesse selon le ratio longueur-hauteur.










Placer le pied avant franchement sur le nose, coté extérieur. Saisir la planche avec la main arrière (en Indy). Se pencher légèrement sur l'arrière pour avoir du rebond.













Ripper le pied avant par terre en prenant un appui solide. Le contact du pied par terre bloque la vitesse et, fort logiquement, le corps rebondit et se trouve propulsé vers l'avant et le haut. Phénomène simple de la physique moderne. La puissance exceptionnelle de votre jambe vous permet de vous élever très haut dans les airs.













Le pied arrière reste solidement ancré au tail pendant le vol. Sinon, ça s'appelle un Christ Air. Ou un Herisson Air selon l'envergure de votre position.











Ramener la planche sous soit et replaquer à la Frankie Hill, avec la main qui traîne par terre.
C'est quand même plus marrant qu'un cours d'histoire.


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Pif
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