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Flip shifty (back)

Flip shifty (back)

skate tricks
Si le style se définit par la facilité avec laquelle on maitrise un tricks, alors le flip shifty représente LE style pour le flip... Ça ne veut rien dire du tout cette phrase.


Parce que mettre un shifty dans un flip, déjà, c'est généreux. Et la générosité, ça devient carrément un luxe par les temps individualistes qui courent. C'est comme de tomber sur un contrôleur en vert qui va dire : « pas de ticket pour la zone 2 ? Bon, vas-y passe, fais discret ». Ou celui qui va avoir la correction d'achever le chevreuil qu'il vient de percuter sur la route, dans un registre plus rural. Si en plus, il le ramène pour l'offrir à la famille nécessiteuse (celle où la petite a une maladie inconnue) de son quartier, là, on s'approche de ce que le shifty est au flip. On nage en plein film de Jean-Pierre Jeunet aussi. Vous savez, celui avec le filtre vert-jaune, là. Comme la vie à travers des Ray Ban des années 70.

Généreux donc. Le flip shifty l'est, mais il possède un autre élément qui fait de lui l'icône du Style, avec un grand S. C'est l'effet de surprise. Avec un grand S aussi, si on le souhaite. Surprise parce que le flip shifty ne se dévoile qu'à la moitié de son exécution. Au départ, c'est un flip back classique, ce qui est déjà bien, et puis quand il est en haut, BOUM, il revient dans l'autre sens, en normal. Ou en fakie dans le cas d'un plan incliné comme ici. Ça réveille d'un coup tous ceux qui étaient endormis. Paf. Comme une calbote derrière la tête dès le matin. Bim. Hein !? Kessecé, kesskisspass ?! Ça pourrait être mesquin, si ce n'était pas si généreux. Un truc de PoLISSON, que Jérémy réalise sans aucune perversion ici, parce que le flip shifty, pour lui, c'est son petit plaisir. Qui fait plaisir à son public. Qui lui rend bien. Et tout le monde est heureux à la fin. Un film de Jeunet, on vous dit.















La production, pour cette scène, avait déplacé les camions-régie de Montmartre, rue Lepic, à la Défense, sur ces plans inclinés encore tout à fait inédits...











Arriver vite sur le plan incliné et se préparer comme pour un... flip shifty. Parce que lancer un flip back complet, comme, ça tourne vite et bien, ça risque de tourner... vite et bien. Et là, ce sera impossible de revenir fakie.












Pour un flip shifty, il faut impérativement avoir un bon flip qui monte haut. Si on en est au niveau flip raclette sur plan incliné, macash pour faire shifty. Ici, pas trop de souci pour Jérémy, visiblement.

















Taper le flip désaxé comme pour un flip back en 2 temps. C'est-à-dire, lancer loin le pied avant pour donner un axe supérieur à celui habituel de 0° sur un plan horizontal (pour un flip classique). Dans le même temps, tourner un peu les épaules. Ça se fait naturellement de toute façon.















Cette explication est assez gonflante, comme souvent, donc on va arrêter. Ce qui compte dans le skate, c'est d'essayer, de réessayer encore et encore jusqu'à ce que ça vienne. Et de regarder de la vidéo pour comprendre comment ça marche. En gros, le flip shifty, c'est 60° en montant et -60° en redescendant. Voir le film pour comprendre, en bas de cette page.












Cliquer l'image pour accéder à la vidéo QT (3Mo)




Images et texte : pif.
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