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Hardflip

skate tricks
L’explication d’un tricks qui, comme son nom l’indique, est difficile. Parce que "hard", ça veut dire "difficile" en anglais, ce n'est pas qu'un terme de film à boules.


Un petit morceau à écouter en lisant l'article : Tékël - Patate chaude.


Le hardflip fait partie des tricks à moitié modernes, puisqu'il a été pas mal maitrisé au début des années 2000, puis a connu un petit oubli, et est revenu dernièrement en switch ou sous les pieds des jeunes doués tels que William Phan, Gauthier Rouger ou Heinrick Peccatus. Pour la France en tout cas. Tout comme l'inward heelflip, qui est son exact miroir, le hardflip est un trick difficile. Très difficile. Parce que c'est un fils bâtard du flip front « Muska », pour lequel le corps ne tourne pas. En gros. La principale difficulté, après la technique, c'est de le popper. Et là, c'est loin d'être gagné. Certains skateurs le maitrisent mieux en switch, paradoxalement. Bon, chacun son truc.
En tout cas, personnellement, je trouve que le hardflip est une des figures les plus classes du monde, après la roulette russe. Rien de moins. Parce que c'est le genre de figure qui arrête le temps. C'est comme si le temps était suspendu pendant 2 secondes, la planche ne tourne pas vite et elle part en arrière avant de revenir en avant. En plus, il faut aller la chercher avec ses pieds. Je sais pas, j'adore. Ça ne se commande pas.

Pour la démonstration, c'est Heinrick Peccatus aux pieds magiques.

Autant être clair, je vais expliquer ce tricks sans jamais l'avoir rentré sérieusement. Parce qu'il faut une dose de pop, de technique et de rapidité que je n'ai plus à mon âge avancé.











Comme toujours quand on débute un trick, on y va lentement, tout doucement.















On va se préparer à faire une sorte de flip front mais on en va pas tourner donc inutile de balancer ses épaules. Le placement des pieds est sensiblement équivalent.
















A l'instant de l'impulsion, il faut impérativement avoir la planche bien devant soi, pas trop en dessous, sinon, le mouvement va la faire passer derrière le corps.






















Quand vient le moment de gratter, on va attirer la planche vers l'arrière et donc forcément vers le haut. C'est-à-dire qu'on ne donne pas un gros coup de kick parce que la planche ne doit pas vraiment flipper. Il faut juste la tirer comme on appâte un lapin à la sortie de son terrier : avec une carotte. Comparaison ridicule et hors-propos, ok.


















Dans le domaine du trop-ou-pas-assez, le hardflip est une figure un peu dangereuse pour le service trois pièces parce qu'en principe, la planche se retrouve quasi-verticale pendant le flip. Il se peut que les premiers essais fassent mal.



















Quand on a enclenché la montée de la planche, il faut juste la pousser un peu pour la faire flipper, et équilibrer avec le tirage pour qu'elle se retourne. Que le tail devienne nose, et inversement.


























La difficulté, c'est d'aller la rechercher une fois tout ça lancé. Rare seront les fois où la coordination des mouvements, du temps, de la température, du sens du vent et de la clémence des dieux vous permettront de rentrer cette figure. Mais si vous êtes de ceux qui rentrent ce trick facilement, vous avez droit à tout mon respect. Si vous ne le rentrez pas, vous avez aussi droit à tout mon respect, d'ailleurs.



La vidéo en Quicktime (3Mo)




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Pif.
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