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Heelflip varial

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La vie est parfois une chienne. Alors on s'évade en restant chez soi. Varial heel, pourtant c'est uniquement dehors que ça devient intéressant.


Facile à rentrer sur Tony Hawk Pro Skater, il se trouve que ce trick est vraiment compliqué dans la vraie vie. Mais on s'en fout de la vraie vie. Maintenant qu'on peut visiter Emb, Vancouver, Hawaii, New York sur la télé, qu'est ce qu'on va aller se faire chier à faire du skate dans la rue. D'ailleurs, c'est interdit. Et c'est fatiguant. En plus, il y a toujours trop de monde sur les spots. Non, vraiment, le sport, c'est pour l'ancienne génération. Alors qu'un peu de coca, des cacahuètes, un bon fauteuil, une lumière tamisée, allez, hop c'est parti pour le voyage.

Et puis, quand on est bloqué au 5ème niveau, on peut trouver les sheets sur Internet. Un peu comme dans la vraie vie. D'ailleurs, qu'est ce que vous êtes venu faire ici si ce n'est pour débloquer un nouvel emplacement de trick spécial : le heelflip varial ?

Bertrand Soubrier a raté sa vocation de chroniqueur informatique en devenant skateboardeur. Alors pour le plaisir, dans ses moments de liberté, il revient à ses premières amours et décode des jeux vidéo. Il termine les jeux et explique comment on fait pour traverser les passages difficiles. Le résultat s'appelle un « walk through ». C'est particulièrement utile et on le remercie d'y avoir consacré du temps. Parce que c'est du boulot, quand même. Faut être passionné.





Commencer par le début. Arriver doucement, avec un seul pas d'élan pour tester le trick sur le flat. C'est comme ça pour tout.











Le mouvement des jambes doit imiter un heelflip front très sec. Mais les épaules ne doivent pas accompagner le mouvement. Sinon, on se retrouve en... heelflip front, justement. Je sais, c'est dur.











La difficulté, c'est de faire flipper la planche en même temps qu'elle tourne en varial. En général, on a l'un et pas l'autre. Ça peut être plus simple, dans un premier temps de le tenter en fakie. Parce que la planche va tourner plus rapidement. On comprend alors le fonctionnement général du bordel. Quant à le rattraper après... Je sais, c'est dur.











En marche normale, c'est vraiment du tricotage mikado. Au moment de claquer, donner une impulsion du pied arrière pour envoyer la board en varial. Comme un pop-shovit front.












Le pied avant, plutôt que de contrôler à plat, va devoir envoyer le heelflip. Et donc exagérer le mouvement. Parce que la planche se retrouve avec un angle difficile à attaquer. Je sais, c'est dur.


















Bon après, c'est comme d'habitude pour les tricks technique : une fois que c'est bien parti, ça revient sous les pieds. Suffit juste de bien équilibrer son corps au dessus de la board. Je sais.
Rob Welch et Danny Garcia réussissent bien ce genre de tricks, Biebel aussi se la donne bien dans la Yeah Right (en switch), Charles Collet dans la Bon Appetit, et Beber aussi finalement.














Il y a un truc qui est pas mal dans la vraie vie, quand même, c'est qu'on n'est pas obligé de passer par les même chemins pour arriver au bout. Contrairement à des jeux dont les couloirs sont prédéfinis par des concepteurs, des scénaristes, là, c'est ouvert, on arrive toujours à la fin. Pas obligé de passer par le heelflip varial pour terminer le jeu.


Cliquer sur le gif pour voir la vidéo (QT: 2,3Mo)




pif
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