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Le nollie

Le nollie

skate tricks
Une figure simple. A maitriser pour ensuite passer aux variations qui font rêver les infirmières de garde, la nuit, dans leur grand hopital. Lugubre et froid.


Le nollie, c'est le principe du ollie mais par l'avant. Le mot est explicite : il contracte les syllabes de nose et de ollie. Comme pour une chantactrice par exemple. La contraction de chanteuse et d'actrice. Mais si on peut dire que pousser la chansonette est un rêve de jeune fille pour une actrice, il est difficile d'en déduire une hypothèse parallèle en ce qui concerne le rapport du ollie au nollie, vous en conviendrez aisément. Au discrédit déjà important des jeunes filles en question –et ce, toute mysogynie de coté - ajoutons qu'il est plus agréable de mirrer un nollie que d'être obligé d'écouter une niaiseuse sussurer dans le phonogramme lors d'une soirée mondaine, organisée par de jeunes parents qui redoutent la disparition de leurs années folles. Qu'ils se rassurent, ces gentils poupiaux. S'ils possèdent Carla Bruni et Sandrine Kiberlain dans leur collection discographique, ils n'ont jamais été jeunes.

Mirrer, c'est bien mais le pratiquer, l'ami nollie, c'est mieux. Parce qu'il est d'une sensation particulière. Une sensation de flottement vaguement aléatoire, à la tendance peu naturelle. L'impression, ma foi fort délectable, d'avoir un Kien Lieu dans les jambes. Même si à l'habitude, vous êtes plutôt Jamie Thomas, niveau souplesse.

Ici, Romain Jorda et Morgan Fabvre donnent tous deux une démonstration diablement peaufinée de ce mouvement. On est bien loin de la pochade de mikado constatée sur la place de l'Eglise, la semaine dernière chez votre cousin, François.
Morgan Fabvre applique une variante en ajoutant consciemment ce que l'on appelle un shifty. C'est-à-dire qu'il désaxe sa planche est son corps du sens naturel de la marche. C'est très esthétique. Surtout quand c'est lui qui le fait. Romain Jorda illustre, quant à lui, parfaitement l'impression de flottement dans l'air décrite plus haut, on dirait une aile delta portée par le vent sur un plateau du Vercors.









Trève de babillage, passons à l'explication.












Poster le pied avant sur la partie la plus visible de la plaque à roue, c'est-à-dire le nose.
Soyons prêt à se délester avec un équilibre général au centre. Les jambes doivent être un minimum pliables.










Quand le moment de s'élever devient imminent, appuyer prestement sur le nose, tout en relevant, dans un geste ample la jambe arrière. Vers le haut donc.













Il convient de faire le mouvement du ollie mais à l'envers, et en 2 (ou 3) temps bien distincts.










Vers le haut, puis vers l'arrière, et enfin, si la hauteur l'exige, vers le bas. Le pied avant a continué à pousser le nose vers l'avant. Ce qui a pour effet de stabiliser la planche entre les deux pieds. Vous êtes bien parti pour un « 8 vis ». Enfin, en théorie.









Ensuite, comme à chaque fois qu'on saute de haut, il faut doser le rapport hauteur/longueur pour ne pas paniquer pendant le vol, ou se claquer une vertèbre à la réception. Eviter la version « enclume qui s'écrase » quand on saute quelques marches, c'est plus tard qu'on paye ce genre de sottises. Ou tout de suite quand on voit ce qu'il reste de la planche lors de ces atterissage à la « Looping » Murdock.









Voilà, quand c'est fini, c'est fini. On essaye ensuite de le placer au dessus des égouts, des trottoirs, des chiens (c'est un fantasme)...


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Pif
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