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Switch flip

Switch flip

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Camille Despagne, le switch flip au féminin.



Un petit morceau à écouter en lisant l'article : TTC - Girlfriend.mp3. Désolé.


Il y a encore 3 ou 4 ans, le switch flip était réservé à une élite. Le genre de figures qu'on voyait plus souvent sur papier glacé de magazine anglophone que dans les skateparks, de Strasbourg à La Rochelle. Mais les choses changent : les enfants de 13 ans veulent qu'on les appelle monsieur quand ils entrent chez le tatoueur et les soixante-huitardes briguent la présidence de leur pays avec un programme famille d'abord. N'importe quoi, messieurs-dame, n'importe quoi. Mais le pire, le pire, c'est que la moitié des mômes de mon quartier sont capables de mettre un switch flip dans une OUT session. Et là, qu'est-ce que j'apprends ? Dites-moi pas que c'est pas vrai ! Que les filles aussi !? Mais que se passe-t-il dans ce pays, mon Dieu ?

Entrons quelques instants dans une analyse un peu plus poussée de ce phénomène. Mlle le Pr Ivana Eidelweiss, sociologue à l'université de Moscou, avance que la démocratisation du switch flip est un corollaire à l'américanisation globale de la société européenne. Une tendance lourde rencontrée dans d'autres domaines. Tant industriels que culturels qu'idéologiques. Comment expliquer par exemple qu'on se souvienne mieux d'Anakyn Skywalker que de Patrick Dewaere ? C'est la même époque, c'est notre mémoire collective et pourtant... citez-moi 3 films avec cet excellent acteur qu'est Patrick Dewaere ? Mais si ce n'était que ça, ce serait encore marrant. Il se trouve que des mécanismes bien plus insidieux sont à l'œuvre. Le cinéma américain, dans sa rhétorique générale, sous-tend des évidences américaines qui le deviennent dans le reste du monde, par invasion culturelle (blond=beau, liberté=démocratie, honneur=vengeance, force=vertu, etc...)
[... là on abrège un peu parce que le professeur est certes très intéressant mais a tendance à pas mal s'enflammer, on va passer directement à la fin de son raisonnement...]
La rotation de la planche sur un axe longitudinal (le flip, ndlr), c'est bien. La rotation opposée de la planche sur un axe longitudinal (le switch flip, ndlr), c'est mal. Je répète : La rotation de la planche sur un axe longitudinal, c'est bien. La rotation opposée de la planche sur un axe longitudinal, c'est mal.

Bon, comme nous ne sommes pas liés contractuellement avec le Professeur, on va quand même vous donner deux ou trois pistes pour le switch flip. Et comme c'est la semaine de la femme sur Agoskate, le démonstrateur est une démonstratrice, c'est Camille Despagne qui en réalise un très beau spécimen ici.





-Pour apprendre le switch flip, il est fortement conseillé d'apprendre le switch ollie, qui peut lui-même s'apprendre en pratiquant le nollie. Parce que ça consiste à faire le mouvement du ollie avec l'autre pied.

-Apprendre le switch ollie, c'est apprendre à se positionner pour rentrer une figure en opposite. Les premières fois, on a l'air d'un crapaud désarticulé mais le mouvement vient assez vite néanmoins. L'équilibre général vient naturellement à force de pratiquer.

-Quand on se sent à l'aise en switch ollie, la difficulté va être d'avoir suffisamment de toucher avec le pied opposé pour faire un flip. La pratique du nollie flip peut alors se révéler une bonne idée, puisque c'est une figure qui peut venir plus rapidement que le switch flip.

-A partir du moment où on maitrise correctement le nollie flip, le switch flip doit venir assez rapidement puisque bon nombre de conditions sont réunies pour s'assurer un succès : équilibre et précision du coup de pied. Ce qui est fondamentalement difficile c'est de passer du ollie au flip, de comprendre à quel moment la planche peut faire un tour sur elle-même, plutôt que de rester collée aux pieds. Sinon la méthode du crapaud qui s'acharne sur le switch flip, ça doit marcher aussi. C'est juste plus chiant.




Qui a le plus beau switch flip ? Donner son avis dans le forum.


Pif.
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