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Skate - Hallowed Ground

Skate - Hallowed Ground

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En relisant mes notes sur le calepin, je me suis rendu compte que j'ai écrit « Super session à... » pour chaque part.
En relisant mes notes sur le calepin, je me suis rendu compte que j'ai écrit « Super session à... » pour chaque part.

Hallowed Ground
Production : Hurley, Poor Specimen

Année : 2002
Durée : 45mn
Genre : documentaire dans le calme
Note : 10/10

Financée par Hurley International, une marque autant surf que skate, et Poor Specimen, Hallowed Ground est une surprise. Tournées exclusivement en 16mm, ce que peu de producteurs s’autorisent du fait du coût excessif de la bande, les images sont une pure merveille. Le tournage est dirigé par Scott Soens à travers les Etats-Unis, le Brésil et un peu d’Europe (en France notamment).

Déjà, ça commence à Marseille, donc on a forcément un a priori positif. Mais ça reste marginal, et l’a priori se transforme en a fortiori très très positif. Ici, pas de volonté mercantile, Hurley ne vend pas de planche, pas besoin de nous vanter la solidité ou l’esprit rock’n’roll. C’est plutôt le contraire, la musique tend vers le calme olympien, genre Ben Harper, Dread Lion ou G.Love et les images sont, sinon au ralenti, au moins freinées.

Au niveau de la construction, Scott Soens a décidé d’organiser son film par thème et par destination plutôt que par rider. Ce qui donne un coté « trip » mais sans sacrifier l’incursion dans la vie des skaters. Par exemple, on découvre Mike Vallely sous un jour beaucoup plus humain. Très loin de son coté boxeur violent qu’on lui prête souvent, il devient ici un jongleur/équilibriste/clown qui joue avec les enfants.


En relisant mes notes sur le calepin, je me suis rendu compte que j’ai écrit « Super session à… » pour chaque part. Soit je manque de vocabulaire, soit les sessions sont effectivement superbes. Que ce soit au Brésil, dans le bowl avec Burnquist à pieds nus, que ce soit la pool session à l’ancienne avec les enfants qui jouent sur le coté. Il doit d’ailleurs en vouloir un de gosse, parce que Soens n’arrête pas de les filmer. Ça coûterait moins cher de demander directement à sa femme.


Les sessions street sont parfaites, d’autant que le crew ramène des accessoires à chaque fois (divan, table…). C’est toujours un plaisir de voir Diego Bucchieri ou le style brutal de Markovitch. Burnquist et ses « sans les mains », Ueda et ses 3m50 de hauteur et cette session monstrueuse dans un hangar à avions avec Steve Berra, mazette, comment tu veux résister ?


Hallowed Ground, une vidéo avec des humains qui ne sont pas des super-héros (on les voit se boiter, Soens laisse souvent tourner la caméra), des enfants et des skaters qui commencent à prendre de la bouteille. C’est pas vraiment le truc à regarder pour se mettre la motaillev’ mais plutôt pour squatter quand il pleut. C’est aussi à conseiller à tous ceux que le skate a passionné et passionne encore…et aux pédophiles.

 

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