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Deathbowl to Downtown - Tribute takes Portland

Deathbowl to Downtown - Tribute takes Portland

Skate
Deux vidéos à voir quand on n'en peut plus de regarder Felipe Gustavo. Un documentaire sur l'histoire du skate à New-York et la vidéo du shop de Portland. Deux époques, deux styles.

Tribute takes Portland
Avec Ryan Casado, Jeremy Mc Callum, Mike Chin et une trentaine de locaux (dont Brent Atchley). C'est une vidéo du skateshop Tribute... à Portland. Editée en DVD et visible en plusieurs part sur leur site www.tributeskateboards.com et le niveau est à l'image des américains moyens d'aujourd'hui : switch heel = ollie, nollie flip back tail = échauffement. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, ce n'est pas que du Burnside, la vidéo est ultra tech, sur des spots rares et des palettes à wheeling en gravier. Mike Chin fait parfois penser à Lem Vuillemin et les locaux défoncent leur ville comme pas permis. A Burnisde, c'est festival et il y a des tricks en reverse front qui font carrément piquer les yeux. Il y a aussi un park qui a l'air dément, avec un cratère dont le coping est monté sur roulement et tourne. Ce qui fait que tu te poses dessus et tu redescends où tu veux (peux) de l'autre coté. Et encore une fois les tricks qui sont mis dessus, c'est pas juste nose tap...

Pour voir la vidéo divisée en part sur le site de Tribute


















From Deathbowl to Downtown

de Rick Charnoski et Coan Nichols
On sort carrément de la vidéo de skate avec ce documentaire sur le skate à New-York depuis le milieu des années 70. Rien à voir avec les images ensoleillées et l'iconographie surabondante de la Cote Ouest. Comme il est souligné dans le docu, New-York était à mille lieues des Z-Boys et de l'ambiance surfeurs de Venice à cette époque. Ils regardaient ça avec des yeux ronds en se disant que eux aussi avaient le droit de prendre les rues par le skate. Sauf que chez eux, malgré un palyground sans limite, c'est franchement la bataille. L'ambiance est complètement différente, bien plus sombre, et les connections avec le graff et le monde de la rue bien plus présentes. D'un coté les Beach boys, de l'autre le punk-rock.

On se voit rappeler par l'intervention de graffeurs célèbres (Soul Artists, Futura 2000, Haze... ) que Zoo-York, bien avant de devenir une marque, était un crew (qui n'a rien à voir avec la marque actuelle) et surtout le nom donné à la ville par ceux qui la pratiquaient depuis le bas. Le docu est narré par Chloé Sevigny, n'est pas encore traduit en français et il y a des points de vue de skateurs pro et non pro (de Puleo à... des inconnus, comme Bruno Musso ou des vrais inconnus, juste des kids et ça, ça fait plaisir) à travers les époques qu'ils ont fréquentées. On y découvre aussi un coté du skate qu'on n'a pas tendance à mettre souvent en scène : c'est le fait que le skate est une catharsis mais aussi un jeu pour des gens qui ont un peu envie de se donner en spectacle. Il y a d'ailleurs une scène surréaliste avec un gars en costard qui revient à Washington Square pour expliquer ce qu'il faisait une vingtaine d'années plus tôt : sauter au dessus d'une série de poubelle d'une planche à l'autre. Le type faisait le spectacle et faisait la quête à la fin. Le cirque quoi. Eh ben il le refait en costume, avec vingt kilos de plus. Et il les passe, les cinq poubelles !

Des mecs exaltés, des comiques, des zavata, des freestyleurs, des démerdards, des bowls pourris (« il pouvait peut-être y avoir des macchabés dedans, on s'en foutait ! »), le Brooklyn Bridge, 101, Shut, et des images de vidéos de shops disparus, ce film, ça pue le street à plein nez. Sans parler de la bande son. Beastie Boys à mort.

Disponible en DVD en skateshop.

http://www.deathbowltodowntown.com/






























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