Accueil » Skate » Vincent Gootzen
Vincent Gootzen

Vincent Gootzen

Skate
Hollandais émigré en Allemagne pour vivre du skate, il fallait oser. Il l’a fait, il a réussi et même s’il a souvent été blessé ces derniers temps, il continue à déchirer.

On a découvert il y a peu de temps Hessenmob, cette marque allemande qui ne vend pas du skate Hip-Hop-momo ou du skate punk-not-dead. Plutôt orienté design et idées originales, Hessenmob tente d’étendre son discours « Skateboarding versus skateboredom » (en gros du skate contre l’ennui) à l’Europe. Pour en savoir un peu plus, un lien est disponible en bas. Vincent Gootzen est l’un des leurs, à très juste titre, il incarne l’esprit d’Hessenmob.

 

Identité ?
Vincent Gootzen. Mes début dans le skate en 86.

Quand et comment as-tu rencontré Hessenmob ?
C’était une coïncidence. Je recherchais des gens susceptibles de partager mes idées, mes activités et mes envies. C’était aussi le cas pour les gens de Hessenmob. Comme dans un conte de fée, on s’est rencontrés en 2000.

Combien de personnes y travaillent ?
Principalement 2 personnes. Ce sont Mikael et Crischi, qui sont aussi les fondateurs de la marque.
 
bluntslide devant les palmiers. Photo : Gerhard Stochl Es-tu impliqué uniquement en tant que skater ou tu participes au développement de la marque ?
Effectivement, à coté du skate pur et dur, je fais plein de trucs pour Hessenmob. J’ai designé par exemple la board Metromob Cologne et pas mal de wear, qui est déjà sortie puis d’autres à sortir. En plus de ça, j’aide au niveau du développement, de la production des planches. Sur la Stacked, par exemple, j’ai réalisé le shape général de la planche, en plus du design. En fait, ça se passe à l’artisanale là-bas. Tout le monde s’occupe un peu de tout, et il y a toujours une oreille prête à écouter les bonnes idées des uns et des autres.

Depuis combien de temps es-tu en Allemagne (il est néerlandais d’origine) ?
J’y vis depuis 4 ans. Je suis arrivé en 98 et j’ai d’abord résidé à Berlin pour un temps. Ensuite, je suis parti vivre à Düsseldorf en 99. Par contre, je suis récemment reparti vivre aux Pays-Bas.

 
 
b>C’est facile de vivre en Allemagne pour les étrangers?
Je ne sais pas. Ça dépend de ce qu’on vient y chercher. Personnellement, je suis parti de chez moi parce que réaliser mon rêve qui était de vivre du skate. Dans un sens, tu es tellement obnubilé par ce que tu es venu faire que les désagréments paraissent moins importants. Disons que ça aide à les faire passer.

Tu as 26 ans, on imagine que le skate n’est plus ton seul centre d’intérêt. A quoi d’autre t’intéresses-tu ?
En fait, c’est pire que ça, j’en ai 27 au moment où on parle…Je suis né à Tegelen le 14 Août 74. A coté du skate, je suis des études à l’Académie des Arts Plastiques de Maastricht. Je suis le programme de communication visuelle.

 
 
Gros transfert Et qu’est-ce que le skate représente pour toi?
C’est surtout une façon de m’exprimer. On peut devenir créatif avec les choses qui nous entourent. C’est super varié et c’est infini.

Tu apparaissais dans le vidéomagazine Puzzle (la 3 ou la 6), les choses ont changé pour toi ?
Je change tous les jours, je pense que c’est important. Pas de progression sans déviation !

Plutôt rampe ou street ?
Les 2. Je skate n’importe quoi. Ça dépend juste de mon humeur.

 
 
L’Allemagne, on a l’impression que c’est un peu rude comme pays. Pas seulement pour les Wurzt (saucisses typiques) mais aussi pour le temps. Comment les skaters gèrent ça ?
C’est sûr. Pendant l’hiver, on a quelques skatepark couverts où on peut continuer à skater. A Wuppertal, il y a un très bon park indoor. Il y en a un aussi qui a ouvert il y a peu de temps à Essen. Je préfère largement skater en plein air mais le skatepark, c’est bien pratique pour aller faire 2/3 flips quand le temps est pourri.

As-tu pensé aux effets du skate sur toi et l’après période skate?
Je pense que je vais toujours rester dans l’industrie du skate de toute façon. Quand tu mets le doigt dedans…Maintenant, j’ai quand même diversifié mes activités. Notamment avec le design. Ça peut changer dans le futur. J’ai décidé d’arrêter la compétition pour me focaliser uniquement sur les tournées, les photo shoots, les vidéos et puis surtout me marrer, prendre du plaisir à rouler et à battre le pavé. A coté du dessin et du skate, j’ai fondé un projet qui s’appelle « Profund » en 2000. C’est une sorte de plateforme où je retranscris ce que j’ai à l’esprit. Ça passe évidemment surtout par le dessin. J’ai déjà fait une série de tee-shirts et je projette d’en refaire une bientôt. Si quelqu’un a des questions à ce sujet, c’est possible de me contacter à mail@profund.nu.

 
 
le modèle Köln que Vincent a dessiné pour HessenSponsors ?
Carhartt, Profund, Vans et Hessenmob.

Quelque chose à ajouter ?
Live Life.

 
 
sujet : Pif
Photos big : Gerhard Stochl
Photos little : Hessenmob.

 

vues: 941 j'aime: 0
     
Même sujet
Bastien Gaillard

Bastien Gaillard
Dans les journaux, c'est toujours les mêmes qu'on cite... Pas étonnant qu'ils soient connus... Interview de Bastien Gaillard, personnage palois fameusement inconnu. Et pourtant…

Christian Hosoi

Christian Hosoi
Seconde interview dans nos pages de celui qui a brulé ses années 80 en dragster. Le premier piss drunk, c'était peut-être lui. Ou Andy Mc Donald. Bref...




SUR LE FORUM