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Liban

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Ahlane oua Sahlane, ça veut dire « Bienvenue » en libanais... et ça résume au mieux le trip de Benjamin Beaufils et Mathieu Paquette !



Partir en trip au Liban ! Cela n’apparaît-il pas comme une idée complètement ouf. Quand on pense au Proche-Orient, il vient plutôt à l’esprit des /images de sécheresse, de palmiers, ou même de guerre malheureusement ; mais rarement des /images de tempête de neige … Pourtant les conditions de ride au Liban sont loin d’être ridicules : " grandes " stations, bonnes grosses pentes, poudre à volonté… que demander de plus ?
Benjamin Beaufils et Mathieu Paquette avaient flairé le bon plan ! Ils sont partis tracer de la pente vierge pendant une dizaine de jours à Faraya. Pour ceux qui ne connaissent pas, Faraya c’est LA station de ski du Liban. Située juste au-dessus de Beyrouth, une petite heure de route environ, ce petit paradis possède une partie publique et une privée, squattée par tous les riches libanais.



Le spot en lui-même est d’une extraordinaire richesse pour le freestyle car il regorge de quarters et autres wind lips à shaper. Les " libanais skieurs ", donc les gros riches - et croyez-nous, riche au Liban veut dire putain de riche en France, sont plutôt délire à mater…
Pour mieux comprendre, c’est un peu comme à Courchevel mais puissance dix : les femmes siliconées sont en tenue de ski Gucci, et les mecs, Rolex sur les gants et téléphone portable collé sur l’oreille quand ils descendent les pistes. Vous imaginez le tableau. A noter cependant que, sans déconnner, il y a vraiment beaucoup de femmes siliconées au Liban, c’est plus la peine d’aller jusqu’en Californie.



Sinon, la grande majorité des Libanais parlent trois langues: le libanais, l’anglais et le français. Quand ils parlent entre eux et qu’ils mélangent des mots des trois langues, c’est assez confus, mais c’est surtout bien marrant.

Côté ride, les deux compères ont profité du relief vallonné pour construire plusieurs kickers et quarters. Et fort logiquement, ils ont forcé l’admiration des jeunes snowboarders et skieurs locaux.
Il faut dire que nos amis libanais ne sont pas vraiment habitués à voir des riders voler aussi haut. Par contre, ils se sont montrés d’une exceptionnelle hospitalité tout le long du séjour.
C’est par exemple grâce à Myriam, une des locales, que l’on a pu jouer les touristes à Beyrouth.



Malgré quelques immeubles en ruine datant de la guerre, la ville est assez bien reconstruite et très sympa à visiter.
A noter toutefois : les Libanais ne savent pas conduire… C’est une catastrophe ! Beyrouth n’est peut être plus en guerre mais niveau circulation routière, c’est la véritable révolution. Du domaine de l’incroyable ! Pire qu’au Mexique… les feux rouges ne servent à rien, les sens interdits, ils ne connaissent pas, les quelques vaillants policiers qui essayent de gérer le trafic mettent encore plus le souk... Ca gueule, ça klaxonne, ça va vite, très vite, trop vite et ça fait vraiment flipper ! Honnêtement, rouler à Beyrouth, ou pire prendre le taxi, en terme de sensation et d’adrénaline, c’est pratiquement plus fort qu’un énorme jump de barre rocheuse…








Texte : Eric Bergeri et Damien Roubaud
Photo : Eric Bergeri

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