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Un hiver… d’Hakuba à Niseko

Un hiver… d’Hakuba à Niseko

snow-ski tricks
Prenez 4 riders, envoyez les un mois et demi dans les Alpes Japonaises, ajoutez deux mètres et demi de neige, et… vous imaginez assez facilement le résultat



Prenez 4 riders, envoyez les un mois et demi dans les Alpes Japonaises, ajoutez deux mètres et demi de neige, et... vous imaginez assez facilement le résultat. Leur mission ? Ramener des images pour un film de freeride, à sortir cet automne. Oups, c'est interdit le freeride au Japon ?

Alex Amiguet, un rider suisse, a embarqué 3 potes, snowboarders et skieurs pour un mois et demi de freeride au Japon. Il a tenu un journal de bord dont voici un condensé d'extraits. C'est le deuxième trip de notre série « Un hiver à... » qui retrace l'hiver de différents riders dans différents pays. Après le Canada, laissez vous maintenant transporter au cœur de l'hiver, au pays du soleil levant.

Tokyo, mercredi 3 mars 2010

« 4h du matin ! » Le petit bar dans lequel nous sommes est rempli de monde, des gens en costard cravate, des jeunes, des vieux, beaucoup d'entre eux mangent un plat de nouilles, discutent... Je suis avec Niko en train de refaire le monde et le temps a filé comme un éclair. Nico et Tom sont allés se coucher. Dans une heure et demie nous partons prendre l'avion de retour. Autant rester dans ce bar encore un moment...
Je commande un «???» à la serveuse, on verra bien ce que c'est. Je ferme les yeux et les images de notre voyage défilent dans ma tête...



Des mètres de neige, des bouleaux japonais...  Hakuba. Comme dans la plupart des stations de ski au Japon, le hors-piste est interdit. Il suffit de tâter du bout de la spatule les quelque 80 cm de poudreuse à côté des pistes pour se faire retirer sèchement les abonnements par les « ski patrols ». Expérience faite à 10h du matin le premier jour. Nous en profitons pour repérer en peau de phoque des runs accessibles depuis le haut des installations. Il neige en abondance... Si bien que les jours suivants, nous pataugeons dans des quantités de neige à en perdre le souffle. Nous sommes seuls sur 700m de dénivelés dans des petits vallons en dehors du domaine. Deux mètres et demi de neige se sont accumulés durant la semaine...

Puis nous filons à 300km/h sur les rails direction l'île du Nord, Hokkaido. Un contrôleur explique en japonais à Tom qu'il est assis à la place 321 alors que sa place attribuée est la 322. Nous sommes pourtant seuls dans le wagon. Tom montre les dents. Le message est passé.



Sounkyo, au pied du Mt Kurodake (1984m) que nous pensions être une petite station de ski traditionnelle s'avère être en fait une série de grands hôtels luxueux. Un seul téléphérique permet aux touristes essentiellement Japonais d'admirer la vue d'en haut. Il n'y a aucune piste de ski. Nous sommes donc durant une semaine les seuls skieurs – et presque les seules personnes – à utiliser le téléphérique et à enchaîner des runs de poudre dans la forêt de bouleaux menant au village. 
Chaque soir suit le même rituel : nous foulons, couverts de neige, le tapis rouge de l'hôtel devant les courbettes de cinq portiers. Nous enfilons nos Yukatas (habits traditionnels) pour un petit tour aux Onsen (bains thermaux), puis Niko mange un ou deux cerveaux (de requin ?) au buffet japonais à volonté. Ensuite de quoi nous rejoignons nos tatamis, heureux.

Comparé à la Suisse, le relief des Alpes japonaises n'est pas très impressionnant. Mis à part le Mont Fuji (3776m), les sommets dépassent rarement 2000m d'altitude et les pentes sont relativement douces. 



Jusque-là nous avions bien choisi nos stations, mais Asahidake est décidément trop plat et il y a trop de neige pour avancer. J'en ai jusqu'à la poitrine. Nous batifolons donc dans la neige un moment avant de retourner aux Onsen de l'auberge de jeunesse : des petits bains thermaux extérieurs entourés de murs de 4m de neige.

Puis la météo change radicalement. À Niseko - le Verbier local – les conditions sont printanières. Aux pieds des téléskis, Hello Kitty et Jeannot Lapin taillés dans la neige nous saluent.
On suit un cours-avalanche en japonais pour rire, puis une autre Hello Kitty en jupette se rapproche de moi, un verre à la main. Oh merde, encore du saké... « Alex, réveille-toi » J'ouvre les yeux. Le bar. Le départ. »

Images : Alex Amiguet et Tom Lavanchy avec Nicolas Gendre (ski) et Nikola Sanz (snowboard). 




























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