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surf matos
« Believe est un film qui parle de rêve, de respect et du bénéfice que l'on peut tirer des anciennes générations »






Si le niveau de surf est excellent, notamment les séquences de Rasta (David Rastovitch) ou encore celle de Sketch Holiday, on ne peut pas dire que la performance surfistique soit l'intérêt majeur du film. Surtout, si vous recherchez une vidéo newschool avec pléthore d'airs, passez votre chemin...

En revanche si vous souhaitez vous détendre et vous laisser aller à une douce mélancolie technicolor, si vous en avez assez de ces vidéos ultra-speedées montées à la hache sur fond de mauvais hardcore bourrin (ringard d'ailleurs) alors courez vous procurer ce film !




Retro Soul Survival ?

Ce film s'inscrit dans la mouvance sinon « anti-commerciale » au moins « non commerciale » préfigurée par des artistes comme l'australien Andrew Kidman (Litmus, Glass Love). Le surfer/cinéaste/musicien/écrivain y figure d'ailleurs en qualité de surfer et signe également le premier morceau de la bande-son, une balade acoustique douce et mélancolique (un peu à la Jeff Buckley).

Pas de logos ostentatoires sur les planches : ça fait du bien de temps en temps de ne pas avoir le sentiment de regarder une vidéo à la gloire du surf business et de ses majors.

Les planches utilisées sont en grande majorité des planches que certains qualifieront de « rétro » et que d'autres appelleront des planches alternatives. Le design et l'acte de shaper ses propres planches sont particulièrement mis en exergue, et les surfers-shapers sont un peu les héros de cet opus.




On surfe donc principalement des singles, des twins et autres quads, et la glisse s'en ressent. Des séquences tout en carving, loin du surf stéréotypé et mécanique qu'on a l'habitude de voir. Pas ou peu de figures aériennes, très peu de thruster.

Pour autant ce film ne s'adresse pas qu'aux vieux surfers ou aux férus de la oldschool. La dimension artistique, du surf développée dans Believe est susceptible de toucher tout le monde. On pourrait même dire que ce film devrait être montré aux jeunes dans les écoles de surf (au même titre que des classiques comme Freeride, Tubular Swell, Morning of the Earth ou plus près de nous l'indispensable Litmus...).




Le message est simple : surfer avec la vague et pas contre la vague.

Et quand on voit la séquence de Chris Brock, un hippie australien surfer-shaper de 58 ans, qui ride admirablement bien et se met barrique sur barrique, on exulte et on se dit que pas mal de soi-disant bons et jeunes surfers devraient être envoyés en stage chez lui histoire de découvrir ce que le mot « surfer » signifie !

Surf Art Movie!






En réalité l'acte de surfer doit être perçu dans ce film comme un élément d'un ensemble plus vaste, une sorte de quête artistique, créatrice. Les autres éléments de cet ensemble sont évidemment l'acte de création qu'est le shape, mais également la musique et la peinture (Beau Young, Neil Purchase Jr)...

La musique est super agréable alternant des ballades acoustiques et du rock style 70's, un univers légèrement psyché qui colle parfaitement à la couleur du film.




Bref, vous l'aurez compris j'ai plus qu'apprécié ce film que j'ai trouvé rafraîchissant, cool sans être ennuyeux. A voir et écouter absolument. Note : ***** (*= nul, **=passable***=pas mal, ****=bien*****=excellent).

Z.

Staring : Rasta, Dick Van Staalen, The Fitzgeralds, Steve Cooney, Damon Harvey, Asher Pacey, Timmy Turner, Travis Potter, Brett Schwartz, Albert Falzon, Chris Brock, Marcus Aboody, Beau Young, Nat Young, Sketch Holiday, Neal Purchase Junior, Andrew Kidman, Dave Kelly, Joe Larkin, The Duke, Kyuss King, Mat Mchugh...

Music : Andrew Kidman, band of Frequencies, Nicko, Afro Dizzi Act,
Milton Brown Birds from Windy Hill, Will Corner, The beautiful Girls.


Sortie prochaine en DVD, d'ores et déjà visible en VOD sur le site d'X-treme vidéo.





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