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4 vidéos en VOD

4 vidéos en VOD

surf matos
"Addiction", "Yoga for boardsports", "Just add water", "Definition 7".


Si vous n'êtes pas du genre collectionneur de DVDs, le système VOD proposé par le site d'X-treme vidéo est fait pour vous. En effet, plutôt que de vous alléger de 20,25 ou 30 euros pour un film que vous ne materez vraisemblablement pas plus de 2 ou 3 fois, optez pour une séance VOD à 3 ou 4 euros. Le système proposé par le fameux distributeur de vidéos glisse est simple et la qualité de l'image est correcte, y compris en mode plein écran. Pendant 3 jours, vous avez la possibilité de visionner le film choisi autant de fois que vous le souhaitez. Et puis si vous kiffez vraiment trop une vidéo, rien ne vous empêche de l'acquérir en DVD ensuite... Le seul hic, c'est que tous les films en offre sur le site ne sont pas accessibles en VOD, voire beaucoup des nouveautés et/ou des meilleures vidéos en sont exclues. Ce qui ne signifie pas pour autant que les films proposés en VOD sont des daubes, loin de là. Pour preuve, ces 4 films dans l'ensemble de bonne facture.



1. « Addiction », film sur la légende vivante Matt Archbold, 1999.

Ce film n'est pas le plus récent concernant Archy, icône des la fin des 80's et des 90's puisque « Archy the Movie » est sorti (aux States) en juin 2008.... Et est d'ailleurs disponible à l'achat en dvd sur le site d'X-treme.

Matt Archbold (aujourd'hui âgé de 41 ans) est sans aucun doute l'un des surfers les plus importants de sa génération tant, à l'instar de Kelly Slater ces 15 dernières années, il a su définir de nouveaux standards dans l'art de surfer une vague. Archy a influencé nombre de pros d'aujourd'hui, comme par exemple Andy Irons dont l'attaque backside, la vitesse et les airs ne sont pas sans rappeler l'homme aux mille tatouages. Surfer innovant aussi car il a été pour ainsi dire le 1er freesurfer professionnel après avoir envoyé bouler les compétitions, cadre trop étriqué pour ce surfer plus artiste que sportif. Archy symbolise également le danger inhérent à une surexposition médiatique trop précoce. Payé 70.000 dollars par an par Gotcha dès l'âge de 16 ans, Archy, telle une rockstar, a sombré dans de nombreux épisodes alcooliques (avec quelques stages en zonzon pour conduite en état d'ivresse) et est littéralement tombé dans la dope dure avant qu'une femme (sa 3ème épouse) ne le ramène à la vie... et au surf. Voilà pour la présentation du bonhomme.

Addiction n'est cependant pas un documentaire sur sa vie mais plus modestement un hommage à son art, même si le film évoque, via quelques témoignages de ses contemporains, certaines de ses frasques (genre Archy « s'échauffant » avant ses séries à coups de bière et de clopes etc).

On ne peut pas dire que la qualité des images soit transcendante dans cette vidéo. Pour autant, les fans de Matt Archbold (et de Rock Garage !) sauront apprécier l'action proposée, avec des images de ses débuts sur le circuit national américain et des shootings plus récents. On peut voir l'artiste évoluer sur différents types de vagues, des beach breaks californiens de ses débuts en passant par l'Indo, jusqu'au North Shore Hawaiien où il est encore aujourd'hui un surfer des plus respectés et observés. En définitive, un opus dont la réalisation a un peu vieilli mais où l'action est tout sauf passéiste puisque Archy est sans conteste l'un des papas de la newschool. Le surf n'en serait sans doute pas là aujourd'hui sans ce personnage, attachant de surcroît. Il est donc indispensable de prendre un petit temps (30 minutes) pour (re)découvrir son œuvre.

Note : 3.5/5








2. Virage à 180°: « Yoga for Boardsports » de Peggy Hall.

Si l'on peut considérer (de façon tout-à-fait subjective) que le golf est une mode à la con chez les surfers (pourquoi pas la pétanque ou le bilboquet après tout ?), le Yoga (à tout le moins le stretching) doit être considéré comme un complément indispensable de la pratique surfistique régulière, surtout quand la trentaine approche. On ne va pas revenir sur les traumatismes subis par nos pauvres petits corps à l'occasion d'une session : lombaires hyperlordosées, cervicales malmenées etc... Il est clair aujourd'hui avec le vieillissement de la population des surfers que la seule pratique de notre activité favorite n'est pas bonne pour la santé à moyen-long terme. Voilà pour les pré-requis.

La démarche de Madame Hall est de surfer sur cette évidence, et il faut croire que les affaires marchent bien pour elle (il faut voir comme elle a inondé le net de ses trailers) : après « Yoga for surfers » 1 et 2 voici « Yoga for boardsports »... C'est qu'elle râtisse large la mère Hall ! Des images de tous les sports de glisse imaginables en guise de préambule et une formule super cool les jeunes : « because we all want to fly », répétée telle un leitmotiv. Pour autant, si on passe sur la forme, absolument insoutenable tant l'inamovible sourire commercial de Peggy et ses gloussements d'autosatisfaction peuvent se révéler anxiogènes, cette vidéo n'est pas dénuée d'intérêt pratique.

Peggy Hall n'invente rien et reprend à son compte les postulats du yoga, à savoir la respiration et le geste conscients ainsi que la concentration sur le moment présent. C'est déjà ça. Ensuite, il semble qu'elle a tout de même fait un effort d'adaptation aux sports de glisse de certaines techniques et postures yoguiques. Est-ce pour autant une nouvelle forme de Yoga ? On dira plutôt qu'il s'agit d'une gymnastique d'inspiration yoguique destinée aux riders.

Le film est divisé en deux parties : la 1ère concerne les échauffements et la seconde les étirements et la relaxation post surf. A noter qu'il ne faut pas être pressé par le temps lors du warm-up qui dure 3 plombes. On n'est pas obligé aussi d'effectuer tous les exercices présentés avant chaque session...

Au final, une fois passé le baratin commercial à l'américaine de Peggy et abstraction faite de la forme parfois repoussante du truc (Véronique et Davina à la plage à elle toute seule), cette vidéo a le mérite de sensibiliser les novices aux bases d'une bonne préparation physique et de proposer des variantes aux habitués des exercices d'inspiration yoguique. En revanche, si vous avez de vrais problèmes de dos, il peut être dangereux d'essayer de reproduire certains des exercices proposés (ex : les torsions tronc/jambes pour un surfer atteint de spondylolisthésis -comme votre serviteur=cisaillement des disques). Auquel cas, rien ne vaut de vrais cours de vrai yoga et de la natation. .

Note : 2.5/5








3. Clay Marzo, Just Add Water (2008) : du très très bon

Clay Marzo est un surdoué du surf, un freesurfer de génie. Et il a une particularité : il est atteint par le syndrome d'Asperger, une forme particulière d'autisme. Les personnes atteintes de cette maladie éprouvent de grandes difficultés avec les interactions sociales et sont souvent en proie à de fortes angoisses qu'elles tentent de canaliser par des sortes de rituels (Clay se frotte les mains en permanence). En contrepoint de ce handicap relationnel et émotionnel, les personnes atteinte du syndrome d'Asperger développent souvent des aptitudes exceptionnelles dans différents domaines (exemple caricatural : le film « Rain Man ») et, s'agissant de Clay, toute son intelligence et son talent sont dirigés vers le surf. Ce documentaire dépeint avec beaucoup de finesse, d'humour et d'intelligence la vie de ce personnage hors du commun qui dit tout ce qui lui passe par la tête, sans aucun « filtre »... d'où des situations cocasses notamment lors des promos pour son sponsor Quiksilver. La maman de Clay occupe un rôle central et explique de façon vraiment touchante à quel point « son Amour du surf est pur ».

Pas mal de pros comme Andy Irons, Kelly Slater ou encore Jérémy Florès font part de leurs impressions sur Clay, entre subjugation pour son talent de surfer et étonnement amusé pour ce personnage très singulier dans l'univers du surf pro. En plus du volet humain, ce film nous offre un niveau d'action sidérant, à la mesure de l'engagement total de M. Marzo dans l'art du surfing. La réalisation est également de très belle facture et les images sont toutes d'excellente qualité. En définitive, un film où émotion et action se marient à merveille avec en outre un aspect pédagogique très intéressant, puisqu'il peut permettre au public de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette forme d'autisme pas si rare au demeurant.

Note : 5/5 !








4. « Definition 7 » ou un hiver sur le North Shore...

Pas de mauvaise ni de bonne surprise pour cette vidéo des plus classiques qui nous propose un tour des spots lors d'un hiver à Hawaii (2005 ?), sur les 7 fameux kilomètres du North Shore d'Oahu. Une réalisation basique et des images chocs, voilà le topo. On commence notre tournée à Haleiwa lors du WQS et le son est bien bourrin, genre comme dans les vidéos d'il y a 10-15 ans. Heureusement, un peu d'éclectisme musical apparaît plus tard avec des sons plus reggae ou hip hop. On part ensuite pour Off The Wall et ses close-outs mutants, puis le Pipe, une séquence wipe out des plus terrifiantes (on se demande comment il n'y a pas plus de morts chaque hiver à Hawaii) et re-Pipe. Evidemment tous les meilleurs riders du monde se donnant rendez-vous chaque saison sur le North shore, le niveau d'action est excellent.

En revanche, on pourra regretter le parti pris consistant à ne jamais nommer les surfers en action. Seule une longue liste défile en générique : JOB, Dane Reynolds, Rasta, les Irons etc etc... Bref une vidéo classique dont la pauvreté en terme de réalisation est tout de même bien compensée par l'action. On appréciera tout particulièrement les wipe outs dont un en tandem dans un vrai Pipe (ne faites pas ça avec votre femme)....

Note : 3/5

Chronique by Zedron

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