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Celestino Diaz

Celestino Diaz

Surf
Conclusion du chapitre Puerto Escondido, l’interview d’un hot local plutôt accueillant.

Fiche perso

Prénom : Celestino
Nom : Diaz
Age : 23 ans
Habite : Puerto Escondido, Oaxaca - Mexico
Surfe depuis : 11 ans
Sponsors : Hogan Surfboards, Black Flys, Hurley.

Meilleurs résultats :
- Internacional Mex Open 1999 : 2e
- Ensenada Baja California nacional 97 : 1er
- membre du Team Mexico, à la 4e place
- participe depuis 1994 à des compets en Californie, plusieurs podiums.

Peux-tu te présenter Celestino ?
Ola, je m’appelle Celestino Diaz, je suis né à Puerto Escondido dans l’état d’Oaxaca au Mexique. Tu sais, je suis vraiment chanceux de vivre ici avec une des meilleures vagues de la planète devant ma porte.

La vie à Puerto ?

Ce que j’aime dans cette ville, c’est tous ces gens qui viennent nous rendre visite du monde entier ; c’est très positif pour cet endroit, ces touristes sont les piliers de notre économie maintenant. Ils nous ont permis de nous développer : il y a quelques années, y’avait rien ici… Maintenant on trouve plein de cabañas, bars, surf-shops, etc…
Beaucoup de locaux peuvent travailler et les gens sont relativement heureux comparés aux habitants de beaucoup d’autres régions du Mexique.

Les spots ?

Bon, bien sur, la vague reine est celle de Playa Zicatela, le Mexpipe ! Mais on a aussi un pointbreak un peu au sud là-bas, La Punta est une gauche qui rentre de folie parfois : vers 6-8 pieds, à marée basse, l’inside est vraiment creux et méchant, y’a rarement des surfers étrangers qui s’y aventurent, juste mes amis et moi ! As-tu été à Chacahua ? Non ! Oh, ça t’aurait plu, c’est une longue droite tubulaire… Il y a aussi Bahia Grande, ou Punta Conejo, et bien sur plein de secrets spots dans les parages. Je n’en dis pas plus.

Bad Vibes ?
L’ambiance est assez bonne je trouve, vu le people au line-up ! Bien sur les bastons sont inévitables (voir vidéo slam) mais ça concerne surtout les surfers étrangers entre eux. Bon, au Mexique, on peut assister à des bagarres un peu partout à cause de ce truc macho qu’on a en nous, mais les locaux se sont bien calmés quand même.

Le swell rentre souvent énorme à Puerto, t’es-tu déjà trouvé dans une situation critique ?

Non, jusqu’à présent ça s’est toujours bien passé, et heureusement car c’est plus que dangereux ici quand c’est fat ! C’est pas comme à Hawaii où si tu tombes et que tu te blesses, ou tu perds ta planche, des lifeguards surentraînés viennent immédiatement te secourir en jet ski ou même en hélicoptère, puis t’emmènent dans un bon hôpital. Ici, tu dois te débrouiller tout seul ! S’il t’arrive quelque chose au large, je pense sérieusement que tu peux mourir ! Tu dois sans doute prier très fort pour que Dieu vienne t’aider.

Pas besoin de te préciser que lorsque ça devient vraiment gros, à partir de 10 pieds, t’as intérêt à choisir la bonne planche. Si t’as pas la board qu’il faut, que t’es pas à l’aise, que tu te sens trop court ou quelque chose comme ça, et bien crois-moi que dans ce type de vagues, un beachbreak si creux et si puissant, tu vas vivre le pire des cauchemars… C’est pas le Mexpipe pour rien !

Peux-tu nous rappeler les origines du surnom de la vague de Puerto, le « Pipeline Mexicain »
Ce nom vient d’Hawaii, en référence à la mythique vague du North-Shore d’Oahu appelée Banzai Pipeline. Des hawaiiens vinrent et surfèrent pendant 2 mois des gauches parfaites et ils finirent par s’exclamer : « wow, c’est comme le Pipe ici au mexpipe », et c’est ainsi que le surnom Mexpipe apparut.

Trouves-tu que les vagues se ressemblent tant que ça ?

Oh oui, elles sont très similaires mais sans le reef pour nous, c’est plus cool. La vague de Puerto a la même puissance mais pas la perfection. Ici parfois, c’est un close-out mortel mais tu pars quand même car le mur se dresse d’un coup et il est hyper difficile d’anticiper. Au Pipe quand tu démarres, tu sais que tu vas le faire, le tube j’veux dire, jusqu’à l’expulsion par le souffle…

A moins que tu tombes et là tu bouffes grave ! Pipeline est pour moi la plus belle vague du monde, en tout cas, la meilleure que j’ai eu l’occasion de surfer jusqu’à présent.

As-tu déjà séjourné en Europe ?
Non, jamais. J’adorerais tester vos beachbreaks Français et la fameuse vague de Mundaka, en Espagne. J’ai entendu des choses merveilleuses à propos de votre pays… Tiens, au fait, c’est vrai qu’on trouve des filles nues sur les plages ? (rires)

Ouais, sur certaines plages, mais y’a également des mecs qui se baladent à poil !

Non, tu déconnes (il hallucine).

Beurk ! Oh Fuck, vous m’avez l’ai vraiment bizarre les frenchies (rires). On ne croise pas énormément de Français par ici, je les invite à venir tester les bons gros barrels de Puerto ! Qu’ils se rendent compte à quoi ça ressemble, autrement qu’à travers les photos des magazines.

Et toi, quand comptes-tu débarquer chez nous ?
Eh bien, il faut que je gagne un peu plus d’argent avant de pouvoir m’imaginer traverser l’Atlantique. Pour l’instant je participe à quelques épreuves du circuit NSSA en Californie et j’ai obtenu quelques résultats intéressant et mes sponsors (Etnies, Hurley, Black Flys) me soutiennent désormais financièrement, donc j’espère pouvoir visiter l’Europe dans un futur proche.

Veux-tu rajouter quelque chose ?

Hmm. Oui, hier j’ai maté la vidéo que tu as tournée ces derniers jours et je voudrais préciser les noms des riders locaux qui apparaissent souvent : Y’a Checko, Roger, Miguel, Oscar, Moto en bodyboard et moi-même of course. C’est la nouvelle génération de surfers de Puerto et je suis sur que vous entendrez parler d’eux prochainement.

Propos recueillis par Gaël Obert, le 16 février 2001 à Puerto Escondido.

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