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Mamère pour l’océan !

Mamère pour l’océan !

Surf
De passage au pays basque, le candidat vert discute avec Surfrider et parle de libéralisation du cannabis.


Samedi 2 Mars - En campagne à J-58 du 1er tour du 21 Avril, Noël Mamère, le candidat des Verts, venait faire un saut au Pays Basque et rencontrer, entre autres, Surfrider Fondation.
Suite à un problème aérien, ce n’est pas à Anglet mais à Espelette, qu’on se retrouvait à 5 autour d’une table à présenter l’association au candidat écologiste, crédité de 9% dans le dernier sondage BVA.

Grippé, fatigué d’une journée où il avait dû rencontrer des agriculteurs plus revendicatifs que nous, Noël écoutait et semblait connaître l’association par sa facette la plus médiatique : les Pavillons Noirs.

Bien sûr, il nous a expliqué que nous avions des combats communs, que Surfrider faisait du bon boulot et que certains points de son programme étaient parfaitement en phase avec nos revendications. Par exemple, le rétablissement d’un Ministère de la Mer pourrait pleinement répondre à la volonté de créer un Observatoire du Littoral visant à fédérer les organismes producteurs d’informations.

Au delà des promesses électorales d’un candidat en campagne, on a senti un homme sensible aux problèmes de l’environnement maritime. Avec un nom comme ça, c’est une sorte de prédestination ! C’est pourquoi il a répondu présent tout de suite quand on lui a proposé de venir au Nettoyage de plage au Wharf de la Salie. Il nous a confié qu’il a fait quelques sujets là-bas du temps où il était journaliste pour FR3 régional. Le 22 Mars, entre 13h30 et 15h, il viendra de Bègles (33), son fief municipal pour soutenir l’action de Surfrider.

C’est visiblement par son fils qu’il a pris conscience de ce que le surf pouvait drainer comme symboles forts car le petit, étudiant en droit à Bordeaux, écume les vagues et...fume des pétards.
A ce sujet, il nous parlé de son projet, non pas de dépénalisation du cannabis (qui autorise la consommation mais pas la vente, ce qui a pour effet de criminaliser la distribution), mais de « libéralisation encadrée » avec des joints…euh, pardon des points de vente labellisés ( comme la licences IV pour l’alcool) qui vendraient le cannabis avec une réglementation stricte : pas de vente aux jeunes de moins de 16 ans…

Et à la question inévitable « avez vous déjà fumé un joint ? », il répondait : « Bizarrement, non. Je suis né en 1948, j’avais donc 20 ans en 1968 et j’aurais donc dû fumer la moquette comme mes camarades de l’époque. J’étais trop sérieux, probablement. »
C’est vrai que dans le monde de la glisse, on a tendance à se méfier des Moustachus mais celui-ci devrait faire exception. Faut pas rêver, c’est un politicard, obligé de surfer sur l’opinion publique mais puisqu’il faut opter pour un candidat pour gérer la lourde tâche de gérer les affaires de la Cité, c’est sûrement du côté de Mamère que le surfer se sentira le plus proche.

Espérons juste que les conditions de surf seront pourries le 21 avril et qu’on pourra faire entendre le vote écolo de surfers qui souhaitent ardemment, comme le disait un brillant slogan de la SNSM, que jamais…ô grand jamais, l’eau salée n’ait jamais le goût des larmes !

Antony « yep » Colas
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