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Body - Spencer Skipper

Body - Spencer Skipper

VTT
Considéré par Mike Stewart comme le meilleur bodyboarder actuel, Skippy répond toujours présent quand une bonne journée s'annonce au Pipe. Interview de Keith Sasaki.



Dans tous les sports on a vu des passages éclairs. Des gars qui sortent de nulle part, capturent l’attention, font de bons résultats, et 18 mois plus tard ils ont disparu, soit en rééducation, soit travaillant dans un supermarché, soit coincés loin de l’océan. Spencer Skipper s’est révélé il y a quelques années et a failli décrocher le gros lot, tombant seulement face au maître Stewart lui-même. Skippy a pris cette expérience, est revenu chaque année et il progresse. Il est au top de notre sport, un mec cool avec qui on aime traîner et si ses performances de pré-saison sont une indication de ce qu’il compte faire pendant l’épreuve, les gens devraient garder un oeil sur Skippy.

Sasaki: Eh bien Skippy, tu as eu l’air très en forme en free-surf, serait-ce ton année ?
Skippy: J’aimerais le croire, hahaha. Mec, il y quand même plein de gars qui surfent bien, alors ça va être vraiment intéressant. On verra ce qui va se passer.



KS: Que va t’il falloir pour que tu le fasses ?
Skippy: Tu sais, il faut vraiment prendre de bonnes vagues. Ce n’est pas vraiment sous ton contrôle. Si tu es à l’eau pendant une compet et que tu ne prends pas les bonnes, tu ne vas pas faire un bon résultat. Si je peux trouver les bonnes je serais trop content.

KS: Gros, petit, c’est important ? Je parle des vagues bien sur !
Skippy: J’aimerais que ça fasse entre 8 et 10 pieds. Je me sens plus à l’aise surfant ça que les autres années quand ça faisait quatre pieds bien mou. C’est pas vraiment un Pipe idéal, pour moi en tout cas. Ouais, 10 pieds ça ne me dérangerait pas du tout.




KS: Pipeline est une vague massive, tout comme Teahupoo à Tahiti, mais est-ce que tu penses être avantagé de faire une compétition à Hawaii, en étant à la maison ?
Skippy: Ah oui, bien sur. Ca aide de surfer ici et ça joue beaucoup pendant une compétition. Si tu te sens bien dans une compétition sur un spot que tu as l’habitude de surfer, c’est sur tu as un avantage, mais ça reste jouable pour tout le monde là bas. C’est à celui qui prend la bonne vague et à un tirage chanceux également. Des fois vous les avez, des fois non.




KS: Tu as été là les meilleurs jours de l’année, est-ce que tu choisis les gens avec qui tu surfe pour qu’ils te poussent ?
Skippy: Ahhh carrément. En fait les gars avec qui je surfe me pousse toujours à la limite. Il y a Jeff (Hubbard) et j’ai beaucoup surfé avec Bullet (Steve MacKenzie) et tous ceux qui sont dans l’eau. D’une certaine façon, on est tous compétitif envers les autres, même si ça ne se voit pas il y a toujours un esprit de compétition. On regarde tous ce que font les autres, regardant les vagues des autres en s’assurant qu’on peut faire pareil ou mieux. Ca aide vraiment quand il y a des gars qui déchirent ; ça me pousse à faire mieux. Progression.




KS: Je trouve ça marrant que les bodyboarders expliquent que les temps sont durs mais qu’a coté de çà vous soyez toute une communauté à séjourner au Turtle Bay. C’est cher !
Skippy: Oh ça a été plutôt cool. On s’est beaucoup réunis, on a monopolisé le barbecue, les flics sont aussi passés quelques fois. C’est cool d’avoir des potes à coté. Quand les vagues sont merdiques c’est toujours sympa d’aller chez tes potes, de jouer à la Play, manger leur bouffe et chier un coup dans leurs toilettes.




KS: Quelle est la chose la plus drôle que tu aie vue cette année ?
Skippy: hum, la tête d’Eddie (Solomon) au big Hawaiian, peut être (il éclate de rire). Oh, il s’est passé pas mal de choses, ça été assez flou en fait. J’ai vu Crawley (Michael) rentrer difficilement l’autre soir, il enlaçait carrément le dieu de porcelaine (NDLR : WC). Ca donnait l’impression que quelqu’un lui collait des coups de lattes dans les reins, il était complètement bourré et gerbait partout, des bouts de steak volait dans mon évier et dans toute la salle de bain, en empestant tout. Il s’est endormi là, il était vraiment touché.




KS: A part prévoir que tu gagnes l’épreuve, qui verrait tu second et ensuite…
Skippy: hum, ça ne va être facile mec, j’ai vu tellement de mecs doués récemment, chacun à sa carte à jouer maintenant. Il y a toujours les favoris du Pipe comme Mike et Kainoa, il y a les mecs qui montent, les Australiens et je ne peux pas prévoir ce qui va se passer, il y a trop de gars qui ont une chance. Il faut attendre, on verra bien.



ITW : Keith Sasaki
TRAD : Olivier Servaire @ Yep . Agoride
PIX : Sasaki, Aichner, No Friends, LMNOP…


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